• Prions pour l’intention que Marie porte dans son cœur---Mère du Sauveur, priez pour nous 

     

    Chaque  jour, un bouquet de prières pour notre Maman

     

      Prions pour l’intention que Marie porte dans son cœur

     

        Vierge fidèle, priez pour nous      

     

    Rosaire de France

     

    Chaque jour, nous vous invitons à vous tourner vers la Sainte Vierge.
    Nous prierons tout simplement, avec elle, à l’intention qui habite son cœur de Mère, la laissant nous guider pas à pas vers Jésus, son Fils. Au moment où vous priez, son cœur de Mère sera peut-être plongé  dans la louange ou l’action de grâce. Ou peut-être sera-t-elle en train d’intercéder pour ses enfants qui en ont le plus besoin. Comme un petit enfant devinant les joies et les peines de sa maman, votre prière sera comme une fleur que vous cueillez pour la faire sourire.

     

    Avec vous tous, nous composerons chaque jour un bouquet de prières pour notre Maman du Ciel. Qu’importe l’heure ou la durée de votre prière, il vous suffit de tourner votre cœur vers elle en lui disant, par exemple :

      “Ô Marie,
       Devant toi, je dépose cette fleur de prière,

       sans nul autre désir que de te faire sourire.
       Avec toi, ô ma Mère, je prie à l’intention
       que ton cœur, à l'instant, porte devant ton Fils.
          

     

    Église de Vers (46) via Yolande

    Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf: Luc 2, 19)

     

     

     

     


  • Amaury

    Amaury est journaliste. En tant que volontaire Dom&Go, il a assuré la communication de l’École Biblique et Archéologique Française de Jérusalem pendant un an.

     

    Naître disciple à Jérusalem

    Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi, je vous procurerai le repos.

    Évangile selon saint Mathieu, chapitre 11, verset 28

    Comment mieux venir à Jésus qu’en débarquant chez lui ? Il était bien là, il m’attendait pour porter le fardeau de mes doutes et de mes questions, pour nourrir ma foi et la faire reposer. Ici, à Jérusalem, à 5 minutes à pied de ma chambre, 2000 ans plus tôt, Dieu avait « tant aimé le monde qu’il avait donné son fils unique afin que quiconque croit en lui ait la vie éternelle »*.
    Cette parole m’accompagne quand je prie sur le lieu de la nativité à Bethléem, quand je médite sur le lieu de la crucifixion, quand je communie sur le lieu de la résurrection. Aujourd’hui encore, à Jérusalem, les descendants des premiers croyants perpétuent la tradition, et nous chrétiens continuons de transmettre ce message d’amour. Il est venu au milieu de nous, dans la simplicité d’une crèche, pour mourir pour nous, par amour !
    La Terre Sainte, je ne m’imaginais pas cette destination, ni d’ailleurs cette mission de communication à l’École biblique de Jérusalem, mais parce que je ne pouvais pas rester indifférent à l’idée de passer une année sur la terre de l’Incarnation, j’ai dit « oui ».

    Depuis presque un an, j’ai le sentiment vivifiant d’alimenter la petite flamme de ma foi grâce aux exégètes avec qui je vis, aux sites bibliques que je fréquente, aux témoins que je rencontre, aux célébrations auxquelles je participe.
    Ma mission est une manière indirecte de se poser en « disciple » du Christ, mais ce sentiment de « répondre en fidèle ouvrier de l’Évangile et de sa paix » est stimulant et envoûtant. Je n’avais pas réellement conscience de ce qui m’attendait à Jérusalem. Aujourd’hui, le Psaume résonne en moi : « Bénis le Seigneur, ô mon âme, n’oublie aucun de ses bienfaits ! »***

    * : Évangile selon saint Jean, chapitre 3, verset 16.
    ** : Première lettre de saint Jean, chapitre 1, verset 1.
    *** : Psaume 102, verset 1.
    Naître disciple à Jérusalem

     

     


  • Introduction

    V/ Dieu, viens à mon aide,
    R/ Seigneur, à notre secours.

    Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
    au Dieu qui est, qui était et qui vient,
    pour les siècles des siècles.
    Amen. (Alléluia.)

     

    Hymne : Avant la fin de la lumière,

    DP — AELF

    Avant la fin de la lumière,
    Nous te prions, Dieu créateur,
    Pour que, fidèle à ta bonté,
    Tu nous protèges, tu nous gardes.

    Que loin de nous s'enfuient les songes,
    Et les angoisses de la nuit.
    Préserve-nous de l'ennemi :
    Que ton amour sans fin nous garde.

    Exauce-nous, Dieu, notre Père,
    Par Jésus Christ, notre Seigneur,
    Dans l'unité du Saint-Esprit,
    Régnant sans fin dans tous les siècles.

     

    Antienne

    Mes jours sont dans ta main, Seigneur, j'espère en toi.

    Psaume : 30 - I

    2En toi, Seigneur, j'ai mon refuge ;
    garde-moi d'être humilié pour toujours.

    Dans ta justice, libère-moi ;
    3écoute, et viens me délivrer.
    Sois le rocher qui m'abrite,
    la maison fortifiée qui me sauve.

    4Ma forteresse et mon roc, c'est toi :
    pour l'honneur de ton nom,
    tu me guides et me conduis.
    5Tu m'arraches au filet qu'ils m'ont tendu ;
    oui, c'est toi mon abri.

    6En tes mains je remets mon esprit ;
    tu me rachètes, Seigneur, Dieu de vérité.
    7Je hais les adorateurs de faux dieux,
    et moi, je suis sûr du Seigneur.

    8Ton amour me fait danser de joie :
    tu vois ma misère et tu sais ma détresse.
    9Tu ne m'as pas livré aux mains de l'ennemi ;
    devant moi, tu as ouvert un passage.

     

    Antienne

    Psaume : 129

    1Des profondeurs je crie vers toi, Seigneur,
    2Seigneur, écoute mon appel ! *
    Que ton oreille se fasse attentive
    au cri de ma prière !

    3Si tu retiens les fautes, Seigneur,
    Seigneur, qui subsistera ? *
    4Mais près de toi se trouve le pardon
    pour que l’homme te craigne.

    5J’espère le Seigneur de toute mon âme ; *
    je l’espère, et j’attends sa parole.

    6Mon âme attend le Seigneur
    plus qu’un veilleur ne guette l’aurore. *
    Plus qu’un veilleur ne guette l’aurore,
    7attends le Seigneur, Israël.

    Oui, près du Seigneur, est l’amour ;
    près de lui, abonde le rachat. *
    8C’est lui qui rachètera Israël
    de toutes ses fautes.

     

    Parole de Dieu : Ep 4, 30.32

    En vue de votre délivrance, vous avez reçu en vous la marque du Saint-Esprit de Dieu : ne le contristez pas. Soyez entre vous pleins de générosité et de tendresse. Pardonnez-vous les uns aux autres, comme Dieu vous a pardonné dans le Christ.

     

    Répons

     

    R/ En tes mains, Seigneur, je remets mon esprit.

     

    V/ Tu vois ma misère, tu sais ma détresse. R/

     

    Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. R/

     

    Antienne de Syméon

    Sauve-nous, Seigneur, quand nous veillons ; garde-nous quand nous dormons : nous veillerons avec le Christ, et nous reposerons en paix.

    Cantique de Syméon (Lc 2)

    29Maintenant, ô Maître souverain, +
    tu peux laisser ton serviteur s'en aller
    en paix, selon ta parole.

    30Car mes yeux ont vu le salut
    31que tu préparais à la face des peuples :

    32lumière qui se révèle aux nations
    et donne gloire à ton peuple Israël.

     

    Oraison

     

    Seigneur Jésus Christ, dont le joug est facile et le fardeau léger, nous venons remettre en tes mains le fardeau de ce jour, accorde-nous de trouver près de toi le repos. Toi qui règnes pour les siècles des siècles. Amen.

     

    Bénédiction

     

    Que Dieu, dans sa toute-puissance,
    éloigne de nous le mal,
    et nous tienne en sa bénédiction. Amen.

     

    Hymne : Ave, Regina cælorum,

    Ave, Regina cælorum,
    ave, Domina angelorum,
    salve, radix, salve, porta,
    ex qua mundo lux est orta.

    Gaude, Virgo gloriosa,
    super omnes speciosa ;
    vale, o valde decora,
    et pro nobis Christum exora.


  • Introduction

    V/ Dieu, viens à mon aide,
    R/ Seigneur, à notre secours.

    Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
    au Dieu qui est, qui était et qui vient,
    pour les siècles des siècles.
    Amen. (Alléluia.)

    Hymne : Debout ! Le Seigneur vient !

    CFC — CNPL

    Debout ! Le Seigneur vient !
    Une voix prophétique
    A surgi du désert.
    Un désir, une attente
    Ont mûri nos esprits.
    Préparons-nous !

    Debout ! Le Seigneur vient !
    La parole s’infiltre,
    Elle ébranle nos coeurs.
    Et voici le Royaume,
    Il s’approche, il est là.
    Réveillons-nous !

    Debout ! Le Seigneur vient !
    L’espérance nouvelle
    Entre à flots dans nos vies.
    Son mystère féconde
    Un silence de foi.
    Purifions-nous !

    Debout ! Le Seigneur vient !
    Bienheureux les convives
    Au festin de l’amour.
    Dieu lui-même s’invite
    Et nous verse la joie.
    Rassemblons-nous !

    Le Seigneur vient !

    Antienne

    Ne crains pas, Sion : voici ton Dieu qui vient !

    Psaume : 61

    2Je n’ai de repos qu’en Dieu seul,
    mon salut vient de lui.

    R/3Lui seul est mon rocher, mon salut,
    ma citadelle : je suis inébranlable.

    4Combien de temps tomberez-vous sur un homme
    pour l’abattre, vous tous, *
    comme un mur qui penche,
    une clôture qui croule ?

    5Détruire mon honneur est leur seule pensée : +
    ils se plaisent à mentir. *
    Des lèvres, ils bénissent ;
    au fond d’eux-mêmes, ils maudissent.

    6Je n’ai mon repos qu’en Dieu seul ;
    oui, mon espoir vient de lui.

    R/7Lui seul est mon rocher, mon salut,
    ma citadelle : je reste inébranlable.

    8Mon salut et ma gloire
    se trouvent près de Dieu. *
    Chez Dieu, mon refuge,
    mon rocher imprenable !

    9Comptez sur lui en tous temps,
    vous, le peuple. *
    Devant lui épanchez votre cœur :
    Dieu est pour nous un refuge.

    10L’homme n’est qu’un souffle,
    les fils des hommes, un mensonge : *
    sur un plateau de balance, tous ensemble,
    ils seraient moins qu’un souffle.

    11N’allez pas compter sur la fraude
    et n’aspirez pas au profit ; *
    si vous amassez des richesses,
    n’y mettez pas votre cœur.

    12Dieu a dit une chose,
    deux choses que j’ai entendues. +
    Ceci : que la force est à Dieu ;
    13à toi, Seigneur, la grâce ! *
    Et ceci : tu rends à chaque homme
    selon ce qu’il fait.

    Antienne

    La terre a donné son fruit : Dieu, notre Dieu, nous bénit.

    Psaume : 66

    2Que Dieu nous prenne en grâce et nous bénisse,
    que son visage s’illumine pour nous ;
    3et ton chemin sera connu sur la terre,
    ton salut, parmi toutes les nations.

    R/4Que les peuples, Dieu, te rendent grâce ;
    qu’ils te rendent grâce tous ensemble !

    5Que les nations chantent leur joie,
    car tu gouvernes le monde avec justice ;
    tu gouvernes les peuples avec droiture,
    sur la terre, tu conduis les nations.

    R/6Que les peuples, Dieu, te rendent grâce ;
    qu’ils te rendent grâce tous ensemble !

    7La terre a donné son fruit ;
    Dieu, notre Dieu, nous bénit.
    8Que Dieu nous bénisse,
    et que la terre tout entière l’adore !

    Antienne

    Gloire au Christ, premier-né d'entre les morts, souverain des rois de la terre !

    Psaume : CANTIQUE (Col 1)

    12Rendons grâce à Dieu le Père, +
    lui qui nous a donné
    d'avoir part à l'héritage des saints, *
    dans la lumière.

    13Nous arrachant à la puissance des ténèbres, +
    il nous a placés
    dans le Royaume de son Fils bien-aimé : *
    14en lui nous avons le rachat,
    le pardon des péchés.

    15Il est l'image du Dieu invisible, +
    le premier-né, avant toute créature : *
    16en lui, tout fut créé,
    dans le ciel et sur la terre.

    Les êtres visibles et invisibles, +
    puissances, principautés,
    souverainetés, dominations, *
    tout est créé par lui et pour lui.

    17Il est avant toute chose,
    et tout subsiste en lui.

    18Il est aussi la tête du corps, la tête de l'Église : +
    c'est lui le commencement,
    le premier-né d'entre les morts, *
    afin qu'il ait en tout la primauté.

    19Car Dieu a jugé bon
    qu'habite en lui toute plénitude *
    20et que tout, par le Christ,
    lui soit enfin réconcilié,

    faisant la paix par le sang de sa Croix, *
    la paix pour tous les êtres
    sur la terre et dans le ciel.

    Parole de Dieu : 1 Co 4, 5

    Ne portez pas de jugement prématuré, mais attendez la venue du Seigneur, car il mettra en lumière ce qui est caché dans les ténèbres, et il fera paraître les intentions secrètes. Alors, la louange qui revient à chacun lui sera donnée par Dieu.

    Répons

    R/ Voici le temps favorable,


    * Voici le jour du salut !


    V/ Le Royaume de Dieu est tout proche. *


    Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. R/

    Antienne

    Épouse du Christ, par ta patience tu obtiens la vie ; toi qui n’as pas servi le monde, tu resplendis avec les anges : par ton sang, tu as vaincu l’ennemi.

    Cantique de Marie (Lc 1)

    47Mon âme exalte le Seigneur,
    exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !

    48Il s'est penché sur son humble servante ;
    désormais, tous les âges me diront bienheureuse.

    49Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
    Saint est son nom !

    50Son amour s'étend d'âge en âge
    sur ceux qui le craignent;

    51Déployant la force de son bras,
    il disperse les superbes.

    52Il renverse les puissants de leurs trônes,
    il élève les humbles.

    53Il comble de biens les affamés,
    renvoie les riches les mains vides.

    54Il relève Israël, son serviteur,
    il se souvient de son amour,

    55de la promesse faite à nos pères,
    en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais.

    Intercession

    Dieu fidèle, prends soin de ton Église, cette vigne que ta main a plantée, inspire ses pasteurs pour qu'ils veillent sur sa fidélité.


    R/

    Que vienne, Seigneur, ton règne de paix !


    Souviens-toi de tous les fils d'Abraham,
    — accomplis tes promesses, élargis le cœur des chrétiens.


    Regarde tous les peuples de la terre,
    — donne-leur de découvrir ton amour sans limite.


    Soutiens à travers le monde tous les artisans de paix,
    — qu'ils ne se lassent pas d'espérer ton Royaume.


    Rappelle à toi tous ceux qui ont quitté cette vie,
    — reçois-les dans la gloire auprès de toi.


    Notre Père

    Oraison

    Permets, nous t’en prions, Seigneur, que l’intercession de sainte Lucie ranime notre ferveur, afin que nous puissions chanter aujourd’hui son martyre et contempler sa gloire auprès de toi.


  • Sainte Lucie de Syracuse

    Vierge et martyre en Sicile (✝ v. 305)

    Vierge et martyre à Syracuse, elle est victime de la persécution de Dioclétien en 304. Son nom même évoque la lumière, mais sa vie reste dans l'ombre. Elle fut très populaire et son culte remonte aux premiers siècles. Il s'étendit jusqu'en Scandinavie, en particulier en Suède où la fête païenne de la lumière et des mauvais esprits qui luttent contre elle, a été remplacée par la fête de sainte Lucie. A cette date, ce sont les longues nuits de l'hiver nordique. Nous connaissons aussi de longues nuits dans les doutes de notre foi. La rédaction de sa 'passion' date du Ve voire du VIe siècle et beaucoup de détails y sont légendaires: enfermée dans un lieu de prostitution, elle sut résister à toute avance; attelée à deux bœufs pour l'écarteler, ils ne purent bouger; mise sur un bûcher, les flammes s'éloignèrent d'elle. Ses reliques vénérées à Syracuse ont été transportées d'abord à Constantinople et actuellement à Venise. Saint Thomas d'Aquin parle d'elle à deux reprises dans sa 'Somme théologique'.
    Elle se serait rendue en pèlerinage à Catane sur le tombeau de sainte Agathe pour demander la guérison de sa mère. Ce miracle accompli elle distribua sa fortune aux pauvres. Dénoncée comme chrétienne, condamnée à être livrée à des débauchés, elle fut comme une 'colonne inébranlable' d'après une hymne... De cette 'fabuleuse' passion, nous retiendrons la réponse qu'elle fit à son juge: "Toi tu gardes les volontés de tes princes et moi j'observe nuit et jour les volontés de mon Dieu... Toi tu désires leur plaire et moi je n'ai d'autre ambition que de plaire au Christ seul. Fais donc ce qui te semble utile et moi je ferai ce qui sera utile au salut de mon âme".
    De Syracuse où elle était l'objet d'une dévotion fort tendre dès le IVe siècle, son culte se répandit dans tout l'occident. La Corse du Moyen Age lui a dédié quelque vingt-neuf sanctuaires. (d'après 'Église de Corse en prière' - diocèse d'Ajaccio)

    La photo ci-contre a été prise dans une église de la citadelle de Rhodes. Elle représente Sainte Lucie (XIVe siècle, école toscane)
    Mémoire de sainte Lucie, vierge et martyre à Syracuse en Sicile, vers 300. Tant qu’elle vécut, elle garda sa lampe allumée pour aller au-devant de l’Époux et, conduite à la mort pour le Christ, elle mérita d’entrer avec lui dans la salle des noces et de posséder la lumière qui n’a pas de fin.

    Martyrologe romain


  • Première lecture

    Le Seigneur de l’univers « rend des forces à l’homme fatigué » (Is 40, 25-31)

    Lecture du livre du prophète Isaïe

    À qui pourriez-vous me comparer,
    qui pourrait être mon égal ?
    — dit le Dieu saint.
    Levez les yeux et regardez :
    qui a créé tout cela ?
    Celui qui déploie toute l’armée des étoiles,
    et les appelle chacune par son nom.
    Si grande est sa force, et telle est sa puissance
    que pas une seule ne manque.
    Jacob, pourquoi dis-tu,
    Israël, pourquoi affirmes-tu :
    « Mon chemin est caché au Seigneur,
    mon droit échappe à mon Dieu » ?
    Tu ne le sais donc pas, tu ne l’as pas entendu ?
    Le Seigneur est le Dieu éternel,
    il crée jusqu’aux extrémités de la terre,
    il ne se fatigue pas, ne se lasse pas.
    Son intelligence est insondable.
    Il rend des forces à l’homme fatigué,
    il augmente la vigueur de celui qui est faible.
    Les garçons se fatiguent, se lassent,
    et les jeunes gens ne cessent de trébucher,
    mais ceux qui mettent leur espérance dans le Seigneur
    trouvent des forces nouvelles ;
    ils déploient comme des ailes d’aigles,
    ils courent sans se lasser,
    ils marchent sans se fatiguer.

    – Parole du Seigneur.

    Psaume

    (102 (103), 1-2, 3-4, 8.10)

    R/ Bénis le Seigneur, ô mon âme !
     
    (Ps 102, 1a)

    Bénis le Seigneur, ô mon âme,
    bénis son nom très saint, tout mon être !
    Bénis le Seigneur, ô mon âme,
    n’oublie aucun de ses bienfaits !

    Car il pardonne toutes tes offenses
    et te guérit de toute maladie ;
    il réclame ta vie à la tombe
    et te couronne d’amour et de tendresse ;

    Le Seigneur est tendresse et pitié,
    lent à la colère et plein d’amour ;
    il n’agit pas envers nous selon nos fautes,
    ne nous rend pas selon nos offenses.

    Évangile

    « Venez à moi, vous tous qui peinez » (Mt 11, 28-30)

    Alléluia, Alléluia. Il viendra, le Seigneur, pour sauver son peuple. Heureux ceux qui seront prêts à partir à sa rencontre ! Alléluia.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    En ce temps-là, Jésus prit la parole :
    « Venez à moi,
    vous tous qui peinez sous le poids du fardeau,
    et moi, je vous procurerai le repos.
    Prenez sur vous mon joug,
    devenez mes disciples,
    car je suis doux et humble de cœur,
    et vous trouverez le repos pour votre âme.
    Oui, mon joug est facile à porter,
    et mon fardeau, léger. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.


  • Introduction

    V/ Seigneur, ouvre mes lèvres,
    R/ et ma bouche publiera ta louange.

    Antienne invitatoire

    Réjouissez-vous dans le Seigneur, réjouissez-vous, car il est proche.

    Psaume invitatoire : (94)

    1Venez, crions de joie pour le Seigneur,
    acclamons notre Rocher, notre salut !
    2Allons jusqu'à lui en rendant grâce,
    par nos hymnes de fête acclamons-le !

    3Oui, le grand Dieu, c'est le Seigneur,
    le grand roi au-dessus de tous les dieux :
    4il tient en main les profondeurs de la terre,
    et les sommets des montagnes sont à lui ;
    5à lui la mer, c'est lui qui l'a faite,
    et les terres, car ses mains les ont pétries.

    6Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,
    adorons le Seigneur qui nous a faits.
    7Oui, il est notre Dieu ; +
    nous sommes le peuple qu'il conduit,
    le troupeau guidé par sa main.

    Aujourd'hui écouterez-vous sa parole ? +
    8« Ne fermez pas votre coeur comme au désert,
    comme au jour de tentation et de défi,
    9où vos pères m'ont tenté et provoqué,
    et pourtant ils avaient vu mon exploit.

    10« Quarante ans leur génération m'a déçu, +
    et j'ai dit : Ce peuple a le coeur égaré,
    il n'a pas connu mes chemins.
    11Dans ma colère, j'en ai fait le serment :
    Jamais ils n'entreront dans mon repos. »

    Hymne : Vienne la rosée sur la terre

    O. de la Brosse — Le Salicet

    Vienne la rosée sur la terre,
    Naisse l’espérance en nos cœurs,
    Brille dans la nuit la lumière
    Bientôt va germer le Sauveur.
    Au désert un cri s’élève
    Préparez les voies du Seigneur.

    Berger d’Israël, tends l’oreille,
    Descends vite à notre secours ;
    Et nos yeux verront tes merveilles,
    Nos voix chanteront ton amour.
    Fille de Sion, tressaille,
    Le Seigneur déjà vient vers toi.

    Réveille, ô Seigneur, ta vaillance,
    Établis ton règne de paix ;
    Que les peuples voient ta puissance,
    Acclament ton Nom à jamais.
    L’univers attend ta gloire,
    Et nous préparons ton retour.

    Antienne

    Une voix crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, tracez une route pour notre Dieu.

    Psaume : 76

    2Vers Dieu, je crie mon appel !
    Je crie vers Dieu : qu’il m’entende !

    3Au jour de la détresse, je cherche le Seigneur ; +
    la nuit, je tends les mains sans relâche,
    mon âme refuse le réconfort.

    4Je me souviens de Dieu, je me plains ;
    je médite et mon esprit défaille.
    5Tu refuses à mes yeux le sommeil ;
    je me trouble, incapable de parler.

    6Je pense aux jours d’autrefois,
    aux années de jadis ;
    7la nuit, je me souviens de mon chant,
    je médite en mon cœur, et mon esprit s’interroge.

    8Le Seigneur ne fera-t-il que rejeter,
    ne sera-t-il jamais plus favorable ?
    9Son amour a-t-il donc disparu ?
    S’est-elle éteinte, d’âge en âge, la parole ?

    10Dieu oublierait-il d’avoir pitié,
    dans sa colère a-t-il fermé ses entrailles ?
    11J’ai dit : « Une chose me fait mal,
    la droite du Très-Haut a changé. »

    12Je me souviens des exploits du Seigneur,
    je rappelle ta merveille de jadis ;
    13je me redis tous tes hauts faits,
    sur tes exploits je médite.

    14Dieu, la sainteté est ton chemin !
    Quel Dieu est grand comme Dieu ?

    15Tu es le Dieu qui accomplis la merveille,
    qui fais connaître chez les peuples ta force :
    16tu rachetas ton peuple avec puissance,
    les descendants de Jacob et de Joseph.

    17Les eaux, en te voyant, Seigneur, +
    les eaux, en te voyant, tremblèrent,
    l’abîme lui-même a frémi.

    18Les nuages déversèrent leurs eaux, +
    les nuées donnèrent de la voix,
    la foudre frappait de toute part.

    19Au roulement de ta voix qui tonnait, +
    tes éclairs illuminèrent le monde,
    la terre s’agita et frémit.

    20Par la mer passait ton chemin, +
    tes sentiers, par les eaux profondes ;
    et nul n’en connaît la trace.

    21Tu as conduit comme un troupeau ton peuple
    par la main de Moïse et d’Aaron.

    Antienne

    Béni soit Dieu qui rabaisse les puissants et relève le faible !

    Psaume : CANTIQUE d'Anne (1 S 2)

    1Mon coeur exulte à cause du Seigneur ;
    mon front s'est relevé grâce à mon Dieu !
    Face à mes ennemis, s'ouvre ma bouche :
    oui, je me réjouis de ta victoire !

    2Il n'est pas de Saint pareil au Seigneur. +
    – Pas d'autre Dieu que toi ! – *
    Pas de Rocher pareil à notre Dieu !

    3Assez de paroles hautaines,
    pas d'insolence à la bouche 
    Le Seigneur est le Dieu qui sait,
    qui pèse nos actes.

    4L'arc des forts sera brisé,
    mais le faible se revêt de vigueur.

    5Les plus comblés s'embauchent pour du pain,
    et les affamés se reposent.
    Quand la stérile enfante sept fois,
    la femme aux fils nombreux dépérit.

    6Le Seigneur fait mourir et vivre ;
    il fait descendre à l'abîme et en ramène.
    7Le Seigneur rend pauvre et riche ;
    il abaisse et il élève.

    8De la poussière il relève le faible,
    il retire le pauvre de la cendre
    pour qu'il siège parmi les princes
    et reçoive un trône de gloire.

    Au Seigneur, les colonnes de la terre :
    sur elles, il a posé le monde !
    9Il veille sur les pas de ses fidèles,
    et les méchants périront dans les ténèbres.
    La force ne rend pas l'homme vainqueur :
    10les adversaires du Seigneur seront brisés.

    Le Très-Haut tonnera dans les cieux ;
    le Seigneur jugera la terre entière.
    Il donnera la puissance à son roi,
    il relèvera le front de son messie.

    Antienne

    Que le nom du Seigneur soit votre joie : rendez grâce en rappelant son nom très saint !

    Psaume : 96

    1Le Seigneur est roi ! Exulte la terre !
    Joie pour les îles sans nombre !

    2Ténèbre et nuée l'entourent,
    justice et droit sont l'appui de son trône.
    3Devant lui s'avance un feu
    qui consume alentour ses ennemis.

    4Quand ses éclairs illuminèrent le monde,
    la terre le vit et s'affola ;
    5les montagnes fondaient comme cire devant le Seigneur,
    devant le Maître de toute la terre.

    6Les cieux ont proclamé sa justice,
    et tous les peuples ont vu sa gloire.
    7Honte aux serviteurs d'idoles qui se vantent de vanités !
    A genoux devant lui, tous les dieux !

    8Pour Sion qui entend, grande joie ! *
    Les villes de Juda exultent
    devant tes jugements, Seigneur !

    9Tu es, Seigneur, le Très-Haut
    sur toute la terre : *
    tu domines de haut tous les dieux.

    10Haïssez le mal, vous qui aimez le Seigneur, +
    car il garde la vie de ses fidèles *
    et les arrache aux mains des impies.

    11Une lumière est semée pour le juste,
    et pour le coeur simple, une joie.
    12Que le Seigneur soit votre joie, hommes justes ;
    rendez grâce en rappelant son nom très saint.

    Parole de Dieu : (Is 7 14b-15)

    Voici que la jeune femme est enceinte, elle enfantera un fils, et on l’appellera Emmanuel, (c’est-à-dire : Dieu avec nous). De crème et de miel il se nourrira, et il saura rejeter le mal et choisir le bien.

    Répons

    R/ Le Seigneur est avec toi,


    * Marie, pleine de grâce.


    V/ Dieu t’a regardée : il a comblé ton attente, *


    V/ Il vient, le jour se lève ; la terre entière exulte, *


    Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. R/

    Antienne de Zacharie

    Je suis servante du Seigneur, je n’ai rien à lui donner en sacrifice, mais je m’offre tout entière à lui.

    Cantique de Zacharie (Lc 1)

    68Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël,
    qui visite et rachète son peuple.

    69Il a fait surgir la force qui nous sauve
    dans la maison de David, son serviteur,

    70comme il l'avait dit par la bouche des saints,
    par ses prophètes, depuis les temps anciens :

    71salut qui nous arrache à l'ennemi,
    à la main de tous nos oppresseurs,

    72amour qu'il montre envers nos pères,
    mémoire de son alliance sainte,

    73serment juré à notre père Abraham
    de nous rendre sans crainte,

    74afin que, délivrés de la main des ennemis, +
    75nous le servions dans la justice et la sainteté,
    en sa présence, tout au long de nos jours.

    76Et toi, petit enfant, tu seras appelé
    prophète du Très-Haut : *
    tu marcheras devant, à la face du Seigneur,
    et tu prépareras ses chemins

    77pour donner à son peuple de connaître le salut
    par la rémission de ses péchés,

    78grâce à la tendresse, à l'amour de notre Dieu,
    quand nous visite l'astre d'en haut,

    79pour illuminer ceux qui habitent les ténèbres
    et l'ombre de la mort, *
    pour conduire nos pas
    au chemin de la paix.

    Intercession

    Verbe de Dieu, venu partager notre condition d’homme, fais grandir en nous le désir d’avoir part à ta gloire.


    R/

    En toi notre salut, Seigneur, Emmanuel !


    Prince de la paix, venu pour changer les épées en charrues et les lances en faucilles,
    fais-nous passer de la haine à l’amour, de l’injure au pardon.


    Envoyé du Père pour annoncer la délivrance des captifs,
    rends-nous solidaires de la lutte pour la justice et la vérité.


    Maître de justice, qui ne juges pas sur l’apparence,
    donne-nous de vivre dans l’humilité et d’accomplir la vérité.


    Quand tu viendras avec puissance et grande gloire,
    accorde-nous de paraître devant toi dans l’assurance de ta miséricorde.


    Notre Père

    Oraison

    Permets, nous t’en prions, Seigneur, que l’intercession de sainte Lucie ranime notre ferveur, afin que nous puissions chanter aujourd’hui son martyre et contempler sa gloire auprès de toi.


  • Prions pour l’intention que Marie porte dans son cœur---Mère du Sauveur, priez pour nous 

    Chaque  jour, un bouquet de prières pour notre Maman

      Prions pour l’intention que Marie porte dans son cœur

          Reine de la famille, priez pour nous       

    Rosaire de France

    Chaque jour, nous vous invitons à vous tourner vers la Sainte Vierge.
    Nous prierons tout simplement, avec elle, à l’intention qui habite son cœur de Mère, la laissant nous guider pas à pas vers Jésus, son Fils. Au moment où vous priez, son cœur de Mère sera peut-être plongé  dans la louange ou l’action de grâce. Ou peut-être sera-t-elle en train d’intercéder pour ses enfants qui en ont le plus besoin. Comme un petit enfant devinant les joies et les peines de sa maman, votre prière sera comme une fleur que vous cueillez pour la faire sourire.

    Avec vous tous, nous composerons chaque jour un bouquet de prières pour notre Maman du Ciel. Qu’importe l’heure ou la durée de votre prière, il vous suffit de tourner votre cœur vers elle en lui disant, par exemple :

      “Ô Marie,
       Devant toi, je dépose cette fleur de prière,

       sans nul autre désir que de te faire sourire.
       Avec toi, ô ma Mère, je prie à l’intention
       que ton cœur, à l'instant, porte devant ton Fils.
         

     

     

    Basílica de Santa María de Guadalupe, México via Matthias

    Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf: Luc 2, 19)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


  • « Le Verbe était la vraie Lumière, et il s’est fait chair » (Jn 1, 9 et 14)

    Dans le chœur de l’église de l’Annonciation, au couvent des dominicains de Paris, les jeunes choristes de Gaudete n’ont qu’à lever les yeux pour voir au-dessus d’eux, peint sur la voute, l’impressionnant Christ de James Tissot qui ouvre les bras.

    Même dans l’obscurité de l’église propice à la prière, il resplendit de la lumière du soleil. Les bougies qui brillent autour de la chorale rappellent que le Christ est la lumière qui luit dans les ténèbres.

    Accueillons-le. Réveillons la lumière de notre cœur, rayonnons la beauté qui vient de Dieu !


  • Thibault

    Thibault

    Thibault est étudiant ingénieur. En tant que volontaire Dom&Go,il est parti six mois pour agrandir l'église des frères dominicains de Port-au-Prince, en Haïti.

     

    Créole, langue de mon cœur

    Comme un berger, son bras rassemble les agneaux, il les porte sur son cœur.

    Livre d’Isaïe, chapitre 40, verset 1

    Les Haïtiens ont une manière particulière de prier, surprenante du point de vue occidental. Leur prière est un abandon à Dieu dans une confiance aveugle. Ils se donnent corps et âme dans un amour si passionné et si intense que l’âme exulte à travers le corps. Ils ne peuvent pas contenir la prière à l’intérieur. Ça déborde : ils dansent, ils chantent. Ils parlent à Dieu en créole, avec le langage du cœur qui ne met pas de barrière : pas de périphrases ni de moyens détournés pour confier leurs émotions, leurs tracas, leurs souffrances.Ils vivent pour la plupart au jour le jour avec la certitude que s’ils sont encore là malgré les tornades, tremblements de terre et épidémies, c’est parce que Dieu les tient debout.
    Ça m’a donné une leçon d’humilité. Dieu n’attend pas de courbettes hypocrites.

    Il veut que l’on soit en vérité avec lui et que nous nous abandonnions totalement à lui. Il nous connaît par cœur et nous aime tels que nous sommes. Jésus a dit que le royaume des Cieux est à ceux qui ressemblent aux enfants. C’est comme eux qu’il nous veut dans la prière : Papa non ki nan syèl la.*
    Depuis mon retour de mission, la prière a pris pour moi un tout autre sens, une place plus importante. Elle est presque devenue vitale. Ma façon de prier a elle aussi évolué. Je ne savais jamais trop comment m’y prendre. Dieu avait-il de l’humour ? Devais-je continuer à lui parler de manière solennelle ? Ma prière en créole me permet aujourd’hui de m’abandonner davantage et de me confier comme un enfant. Je lui parle comme un ami qui me comprend. Il est mon complice. Devant la crèche, quels mots simples et vrais vais-je balbutier ?

    * : « Notre Père qui es aux Cieux. »
    Créole, langue de mon cœur

     


  • Introduction

    V/ Dieu, viens à mon aide,
    R/ Seigneur, à notre secours.

    Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
    au Dieu qui est, qui était et qui vient,
    pour les siècles des siècles.
    Amen. (Alléluia.)

    Hymne : Vienne la nuit de Dieu

    P. Griolet — Levain

    R/Vienne la nuit de Dieu,
    Vienne la nuit des hommes,
    Vienne toute la paix,
    Ô nuit de Jésus Christ !
    (Alléluia ! Amen !)

    Toi que j'ai cherché, Seigneur,
    En ce jour,
    Toi que j'ai reçu,
    Donne-moi le repos de ce jour !

    Toi que j'ai chanté, Seigneur,
    En ce jour,
    Toi que j'ai prié,
    Donne-moi le repos de ce jour !

    Toi que j'ai nié, Seigneur,
    En ce jour,
    Toi que j'ai aimé,
    Donne-moi le repos de ce jour !

    R/Vienne la nuit de Dieu,
    Vienne la nuit des hommes,
    Vienne toute la paix,
    Ô nuit de Jésus Christ !
    (Alléluia ! Amen !)

    Antienne

    Vers toi, Seigneur, j’élève mon âme, ne me cache pas ton visage.

    Psaume : 142

    1Seigneur, entends ma prière ; +
    dans ta justice écoute mes appels, *
    dans ta fidélité réponds-moi.
    2N’entre pas en jugement avec ton serviteur :
    aucun vivant n’est juste devant toi.

    3L’ennemi cherche ma perte,
    il foule au sol ma vie ;
    il me fait habiter les ténèbres
    avec les morts de jadis.
    4Le souffle en moi s’épuise,
    mon cœur au fond de moi s’épouvante.

    5Je me souviens des jours d’autrefois,
    je me redis toutes tes actions, *
    sur l’œuvre de tes mains je médite.
    6Je tends les mains vers toi,
    me voici devant toi comme une terre assoiffée.

    7Vite, réponds-moi, Seigneur :
    je suis à bout de souffle !
    Ne me cache pas ton visage :
    je serais de ceux qui tombent dans la fosse.

    8Fais que j’entende au matin ton amour,
    car je compte sur toi.
    Montre-moi le chemin que je dois prendre :
    vers toi, j’élève mon âme !

    9Délivre-moi de mes ennemis, Seigneur :
    j’ai un abri auprès de toi.
    10Apprends-moi à faire ta volonté,
    car tu es mon Dieu.
    Ton souffle est bienfaisant :
    qu’il me guide en un pays de plaines.

    11Pour l’honneur de ton nom,
    Seigneur, fais-moi vivre ;
    à cause de ta justice, tire-moi de la détresse.
    [12]

    Parole de Dieu : 1 P 5, 8-9a

    Soyez sobres, soyez vigilants : votre adversaire, le démon, comme un lion qui rugit, va et vient, à la recherche de sa proie. Résistez-lui avec la force de la foi.

    Répons

    R/ En tes mains, Seigneur, je remets mon esprit.
    V/ Écoute et viens me délivrer. R/
    Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. R/

    Antienne de Syméon

    Sauve-nous, Seigneur, quand nous veillons ; garde-nous quand nous dormons : nous veillerons avec le Christ, et nous reposerons en paix.

    Cantique de Syméon (Lc 2)

    29Maintenant, ô Maître souverain, +
    tu peux laisser ton serviteur s'en aller
    en paix, selon ta parole.

    30Car mes yeux ont vu le salut
    31que tu préparais à la face des peuples :

    32lumière qui se révèle aux nations
    et donne gloire à ton peuple Israël.

    Oraison

    Dieu qui es fidèle et juste, réponds à ton Église en prière, comme tu as répondu à Jésus, ton serviteur. Quand le souffle en elle s’épuise, fais-la vivre du souffle de ton Esprit : qu’elle médite sur l’œuvre de tes mains, pour avancer, libre et confiante, vers le matin de sa Pâque. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

    Bénédiction

    Que le Seigneur tourne vers nous son visage
    et nous apporte la paix. Amen.

    Hymne : Salut, Reine des cieux ! Salut, Reine des anges !

    Salut, Reine des cieux ! Salut, Reine des anges !
    Salut, Tige féconde ! Salut, Porte du ciel !
    Par toi, la lumière s'est levée sur le monde.

    Réjouis-toi, Vierge glorieuse,
    belle entre toutes les femmes !
    Salut, splendeur radieuse :
    implore le Christ pour nous.

  • Introduction

    V/ Dieu, viens à mon aide,
    R/ Seigneur, à notre secours.

    Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
    au Dieu qui est, qui était et qui vient,
    pour les siècles des siècles.
    Amen. (Alléluia.)

    Hymne : Vienne la rosée sur la terre

    O. de la Brosse — Le Salicet

    Vienne la rosée sur la terre,
    Naisse l’espérance en nos cœurs,
    Brille dans la nuit la lumière
    Bientôt va germer le Sauveur.
    Au désert un cri s’élève
    Préparez les voies du Seigneur.

    Berger d’Israël, tends l’oreille,
    Descends vite à notre secours ;
    Et nos yeux verront tes merveilles,
    Nos voix chanteront ton amour.
    Fille de Sion, tressaille,
    Le Seigneur déjà vient vers toi.

    Réveille, ô Seigneur, ta vaillance,
    Établis ton règne de paix ;
    Que les peuples voient ta puissance,
    Acclament ton Nom à jamais.
    L’univers attend ta gloire,
    Et nous préparons ton retour.

    Antienne

    Pauvres qui cherchez Dieu, vous trouverez la vie.

    Psaume : 48 - I

    2Écoutez ceci, tous les peuples,
    entendez bien, habitants de l'univers,
    3gens illustres, gens obscurs,
    riches et pauvres, tous ensemble.

    4Ma bouche dira des paroles de sagesse,
    les propos clairvoyants de mon coeur ;
    5l'oreille attentive aux proverbes,
    j'exposerai sur la cithare mon énigme.

    6Pourquoi craindre aux jours de malheur
    ces fourbes qui me talonnent pour m'encercler,
    7ceux qui s'appuient sur leur fortune
    et se vantent de leurs grandes richesses ?

    8Nul ne peut racheter son frère
    ni payer à Dieu sa rançon :
    9aussi cher qu'il puisse payer,
    toute vie doit finir.

    10Peut-on vivre indéfiniment
    sans jamais voir la fosse ?
    11Vous voyez les sages mourir :
    comme le fou et l'insensé ils périssent,
    laissant à d'autres leur fortune.

    12Ils croyaient leur maison éternelle, +
    leur demeure établie pour les siècles ;
    sur des terres ils avaient mis leur nom.

    R/ 13L'homme comblé ne dure pas :
    il ressemble au bétail qu'on abat.

    Antienne

    À l’aurore, ils feront place au juste.

    Psaume : 48 - II

    14Tel est le destin des insensés
    et l'avenir de qui aime les entendre :
    15troupeau parqué pour les enfers
    et que la mort mène paître.

    A l'aurore, ils feront place au juste ;
    dans la mort, s'effaceront leurs visages :
    pour eux, plus de palais !
    16Mais Dieu rachètera ma vie aux griffes de la mort :
    c'est lui qui me prendra.

    17Ne crains pas l'homme qui s'enrichit,
    qui accroît le luxe de sa maison :
    18aux enfers il n'emporte rien ;
    sa gloire ne descend pas avec lui.

    19De son vivant, il s'est béni lui-même :
    « On t'applaudit car tout va bien pour toi ! »
    20Mais il rejoint la lignée de ses ancêtres
    qui ne verront jamais plus la lumière.

    R/ 21L'homme comblé qui n'est pas clairvoyant
    ressemble au bétail qu'on abat.

    Antienne

    Voici le Seigneur, le Souverain des rois de la terre ! Heureux qui se tient prêt à l’accueillir !

    Psaume : CANTIQUE (Ap 4-5)

    4. 11Tu es digne, Seigneur notre Dieu, *
    de recevoir
    l'honneur, la gloire et la puissance.

    C'est toi qui créas l'univers ; *
    tu as voulu qu'il soit :
    il fut créé.

    5. 9Tu es digne, Christ et Seigneur, *
    de prendre le Livre
    et d'en ouvrir les sceaux.

    Car tu fus immolé, +
    rachetant pour Dieu, au prix de ton sang, *
    des hommes de toute tribu,
    langue, peuple et nation.

    10Tu as fait de nous, pour notre Dieu,
    un royaume et des prêtres, *
    et nous régnerons sur la terre.

    12Il est digne, l'Agneau immolé, +
    de recevoir puissance et richesse,
    sagesse et force, *
    honneur, gloire et louange.

    Parole de Dieu : cf. 1 Co 1, 7b-9

    Nous attendons de voir se révéler notre Seigneur Jésus Christ. C’est lui qui nous fera tenir solidement jusqu’au bout, et nous serons sans reproche au jour de notre Seigneur Jésus Christ. Car Dieu est fidèle, lui qui nous a appelés à vivre en communion avec son Fils.

    Répons

    R/ Notre âme attend le Seigneur,
    * En lui la joie de notre cœur.
    V/ Son salut est proche de ceux qui le craignent. *
    V/ Sa gloire habitera notre terre. *
    Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. R/

    Antienne

    Une voix crie dans le désert : Préparez le chemin du Seigneur, tracez une route pour notre Dieu.

    Cantique de Marie (Lc 1)

    47Mon âme exalte le Seigneur,
    exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !

    48Il s'est penché sur son humble servante ;
    désormais, tous les âges me diront bienheureuse.

    49Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
    Saint est son nom !

    50Son amour s'étend d'âge en âge
    sur ceux qui le craignent;

    51Déployant la force de son bras,
    il disperse les superbes.

    52Il renverse les puissants de leurs trônes,
    il élève les humbles.

    53Il comble de biens les affamés,
    renvoie les riches les mains vides.

    54Il relève Israël, son serviteur,
    il se souvient de son amour,

    55de la promesse faite à nos pères,
    en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais.

    Intercession

    Verbe éternel, manifesté dans la chair, tu es pour tout homme le chemin qui conduit vers le Père, nous t’en supplions :

    R/ Viens, Seigneur, et sauve-nous !

    En toi, nous avons la vie, le mouvement et l’être,
    suscite en nos cœurs la louange et la miséricorde.

    Tu es tout proche de chacun d’entre nous,
    montre-toi à ceux qui te cherchent.

    Ami des pauvres et réconfort de ceux qui souffrent,
    fais de nous des artisans de libération, des messagers de ta joie.

    Tu aimes la vie, tu n’as pas créé la mort :
    délivre-nous de la mort éternelle, nous et ceux qui nous ont précédés.

    Notre Père

    Oraison

    Tu as promis, Dieu tout puissant, d’envoyer un sauveur à tous les peuples de la terre ; donne-nous la grâce d’attendre dans la joie le jour glorieux de sa naissance. Lui qui règne.

  •  

    Notre Dame de Guadalupe

     

     

     

    'Je suis venu ici pour déposer aux pieds de la Vierge métisse du Tepeyac, Etoile du Nouveau Monde, l'Exhortation apostolique Ecclesia in America, qui rassemble les contributions et les suggestions pastorales de ce Synode, confiant à la Mère et Reine de ce continent, l'avenir de son évangélisation' (homélie du pape Jean-Paul II, le 23 janvier 1999, Basilique Notre-Dame de Guadalupe)Notre Dame de Guadalupe à Fourvière
    'J'ai déposé les fruits du premier Synode américain aux pieds de la Sainte Vierge Marie de Guadalupe, sous la protection maternelle de laquelle s'est développée l'évangélisation du Nouveau Continent. Elle est à juste titre invoquée aujourd'hui comme l'étoile de sa nouvelle évangélisation. C'est pourquoi j'ai établi que la fête ou la solennité liturgique qui lui est consacrée, le 12 décembre, soit proclamée comme fête sur tout le Continent américain.' (Jean-Paul II après son voyage au Mexique, le 10 février 1999)
    Illustration: Notre Dame de Guadalupe à Fourvière
    Message du pape François pour la fête de Notre Dame de Guadalupe du 12 décembre 2013, la patronne de l'Amérique: Lorsque la Vierge est apparue à saint Juan Diego, a-t-il dit en espagnol, 'son visage était celui d'une métisse et ses vêtements couverts de motifs indigènes. Comme Jésus, Marie se fait proche de ses enfants, qu'elle accompagne en mère sur le chemin de la vie'...
    Elle apparut à saint Juan Diego le 9 et le 12 décembre 1531.
    Mémoire de Notre-Dame de Guadalupe au Mexique, dont une foule immense implore le secours maternel sur la colline Tepeyac près de Mexico, et qu’elle salue avec confiance comme une étoile pour l’évangélisation des familles, des peuples et comme l’assistance des indigènes et des pauvres.

    Martyrologe romain

    Je demande à Notre-Dame de Guadalupe d'éclairer les peuples du Nouveau Monde tout au long du troisième millénaire

    Jean-Paul II

  • Le sanctuaire de Notre-Dame de Guadalupe à Mexico, est le lieu de pèlerinage le plus visité au monde après le Vatican, avec plus de 20 millions de visiteurs chaque année. À gauche, la nouvelle basilique en forme de tente, construite en 1976, qui peut contenir 10 000 fidèles.

     

    Le pape François en prière devant l’image miraculeuse de Notre-Dame de GuadalupeLe pape François en prière devant l’image miraculeuse de la Vierge Marie, à la fin de la messe à la basilique Notre-Dame de Guadalupe à Mexico, le 13 février 2016. (Copyright Photo Service – L’Osservatore Romano 2016)

    Du 12 au 17 février 2016, le pape François a effectué une visite pastorale au Mexique, dont le point culminant fut sans contredit la messe à la basilique Notre-Dame de Guadalupe, où le Saint-Père est resté 20 minutes en prière silencieuse devant l’image miraculeuse de la Vierge Marie. C’était la raison principale de son pèlerinage au Mexique, comme il l’avait déclaré lors de son arrivée à l’aéroport de Mexico: «Je viens comme un fils qui veut rendre hommage à sa mère, la Vierge de Guadalupe, et se laisser regarder par elle.»

    Cette longue prière silencieuse n’a pas manqué d’impressionner les journalistes, qui ont demandé au Souverain Pontife, lors de son retour à Rome, la raison d’une telle prière, et ce qu’il avait demandé à la Sainte Vierge. Le Pape leur a répondu:

    «J’ai demandé pour le monde, pour la paix… Beaucoup de choses… J’ai demandé pardon, j’ai demandé que l’Église grandisse sainement, j’ai demandé pour le peuple mexicain. Et une autre chose que j’ai beaucoup demandée, c’est que les prêtres soient de vrais prêtres, et les sœurs de vraies sœurs et les évêques de vrais évêques: comme le Seigneur nous veut. Cela, je l’ai beaucoup demandé. Mais ensuite, les choses qu’un enfant dit à sa maman sont un peu secrètes...

    «La vitalité du peuple mexicain ne s’explique que par Guadalupe. Et je vous invite à étudier sérieusement le fait Guadalupe. La Vierge Marie est là. Je ne trouve pas d’autre explication. Et ce serait beau que vous, comme journalistes… Il y a de bons livres qui expliquent, qui expliquent aussi la peinture, comment elle est, ce qu’elle signifie… Et de cette façon, il sera possible de comprendre un peu ce peuple si grand, si beau.»

    Il vaut la peine en effet d’étudier cette extraordinaire histoire de l’apparition de Marie à Mexico en décembre 1531, qui allait marquer un point tournant dans l’évangélisation du continent américain. Le texte suivant est tiré de la lettre mensuelle de l’Abbaye Saint-Joseph de Clairval. On y parle de Jean-Paul II, qui a lui-même visité en quatre occasions le sanctuaire de Notre-Dame de Guadalupe en 1979, 1990, 1999 et 2002 – cette dernière fois pour la canonisation de Juan Diego, à qui la Vierge était apparue.


  • Première lecture

    Dieu console son peuple. (Is 40, 1-11)

    Lecture du livre du prophète Isaïe

    Consolez, consolez mon peuple,
    – dit votre Dieu –
    parlez au cœur de Jérusalem.
    Proclamez que son service est accompli,
    que son crime est expié,
    qu’elle a reçu de la main du Seigneur
    le double pour toutes ses fautes.

    Une voix proclame :
    « Dans le désert, préparez le chemin du Seigneur ;
    tracez droit, dans les terres arides,
    une route pour notre Dieu.
    Que tout ravin soit comblé,
    toute montagne et toute colline abaissées !
    que les escarpements se changent en plaine,
    et les sommets, en large vallée !
    Alors se révélera la gloire du Seigneur,
    et tout être de chair verra
    que la bouche du Seigneur a parlé. »

    Une voix dit : « Proclame ! »
    Et je dis : « Que vais-je proclamer ? »
    Toute chair est comme l’herbe,
    toute sa grâce, comme la fleur des champs :
    l’herbe se dessèche et la fleur se fane
    quand passe sur elle le souffle du Seigneur.
    Oui, le peuple est comme l’herbe :
    l’herbe se dessèche et la fleur se fane,
    mais la parole de notre Dieu
    demeure pour toujours.

    Monte sur une haute montagne,
    toi qui portes la bonne nouvelle à Sion.
    Élève la voix avec force,
    toi qui portes la bonne nouvelle à Jérusalem.
    Élève la voix, ne crains pas.
    Dis aux villes de Juda :
    « Voici votre Dieu ! »
    Voici le Seigneur Dieu !
    Il vient avec puissance ;
    son bras lui soumet tout.
    Voici le fruit de son travail avec lui,
    et devant lui, son ouvrage.
    Comme un berger, il fait paître son troupeau :
    son bras rassemble les agneaux,
    il les porte sur son cœur,
    il mène les brebis qui allaitent.

    – Parole du Seigneur.

    Psaume

    (95 (96), 1-2a, 3a.10ac, 11-12a, 12b.13ab)

    R/ Voici le Seigneur Dieu !
    Il vient avec puissance.
    (Is 40, 9.10)

    Chantez au Seigneur un chant nouveau,
    chantez au Seigneur, terre entière,
    chantez au Seigneur et bénissez son nom !

    Racontez à tous les peuples sa gloire,
    allez dire aux nations : « Le Seigneur est roi ! »
    Il gouverne les peuples avec droiture.

    Joie au ciel ! Exulte la terre !
    Les masses de la mer mugissent,
    la campagne tout entière est en fête.

    Les arbres des forêts dansent de joie
    devant la face du Seigneur, car il vient,
    car il vient pour juger la terre.

    Évangile

    « Dieu ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu » (Mt 18, 12-14)

    Alléluia, Alléluia. Il est proche, le jour du Seigneur ; le voici qui vient nous sauver. Alléluia.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Matthieu

    En ce temps-là,
    Jésus disait à ses disciples :
    « Quel est votre avis ?
    Si un homme possède cent brebis
    et que l’une d’entre elles s’égare,
    ne va-t-il pas laisser les 99 autres
    dans la montagne
    pour partir à la recherche de la brebis égarée ?
    Et, s’il arrive à la retrouver,
    amen, je vous le dis :
    il se réjouit pour elle
    plus que pour les 99
    qui ne se sont pas égarées.
    Ainsi, votre Père qui est aux cieux
    ne veut pas qu’un seul de ces petits soit perdu. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.


  • Introduction

    V/ Seigneur, ouvre mes lèvres,
    R/ et ma bouche publiera ta louange.

    Antienne invitatoire

    Le Roi qui va venir, venez, adorons-le.

    Psaume invitatoire : (94)

    1Venez, crions de joie pour le Seigneur,
    acclamons notre Rocher, notre salut !
    2Allons jusqu'à lui en rendant grâce,
    par nos hymnes de fête acclamons-le !

    3Oui, le grand Dieu, c'est le Seigneur,
    le grand roi au-dessus de tous les dieux :
    4il tient en main les profondeurs de la terre,
    et les sommets des montagnes sont à lui ;
    5à lui la mer, c'est lui qui l'a faite,
    et les terres, car ses mains les ont pétries.

    6Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,
    adorons le Seigneur qui nous a faits.
    7Oui, il est notre Dieu ; +
    nous sommes le peuple qu'il conduit,
    le troupeau guidé par sa main.

    Aujourd'hui écouterez-vous sa parole ? +
    8« Ne fermez pas votre coeur comme au désert,
    comme au jour de tentation et de défi,
    9où vos pères m'ont tenté et provoqué,
    et pourtant ils avaient vu mon exploit.

    10« Quarante ans leur génération m'a déçu, +
    et j'ai dit : Ce peuple a le coeur égaré,
    il n'a pas connu mes chemins.
    11Dans ma colère, j'en ai fait le serment :
    Jamais ils n'entreront dans mon repos. »

    Hymne : Es-tu celui qui doit venir

    Cl. Bernard — CNPL

    Es-tu celui qui doit venir
    visiter nos prisons,
    libérer nos mains,
    éclairer nos visages
    d’un bonheur sans déclin ?

    Tu es l’Autre que nous attendons,
    Jésus, notre semblable,
    tu es le plus proche voisin,
    l’Emmanuel dans nos prisons.

    Es-tu celui qui doit venir
    traverser notre nuit,
    libérer nos yeux
    et donner aux aveugles
    un soleil sans déclin ?

    Tu es l’Autre que nous attendons,
    Jésus, notre lumière,
    tu es notre unique matin,
    l’Emmanuel dans notre nuit.

    Es-tu celui qui doit venir
    nous tracer le chemin,
    libérer nos pas,
    relancer notre marche
    à ton rythme divin ?

    Tu es l’Autre que nous attendons,
    Jésus, guide fidèle,
    tu es le témoin de nos pas,
    l’Emmanuel sur nos chemins.

    Es-tu celui qui doit venir
    ébranler nos silences,
    libérer nos voix,
    accorder nos paroles
    à ton Verbe divin ?

    Tu es l’Autre que nous attendons,
    Jésus, Verbe et réponse,
    tu es notre unique chanson,
    l’Emmanuel dans nos silences.

    Es-tu celui qui doit venir
    féconder nos déserts,
    libérer nos cœurs,
    éveiller nos semences
    par les eaux du Jourdain ?

    Tu es l’Autre que nous attendons,
    Jésus, Source d’eau vive,
    tu es le printemps pour le grain,
    l’Emmanuel dans nos déserts.

    Es-tu celui qui doit venir
    et qui vient chaque jour
    libérer nos vies,
    ranimer notre souffle
    au passage du tien ?

    Tu es l’Autre que nous attendons,
    Jésus, Sève du monde,
    tu es le Vivant qui revient,
    l’Emmanuel, Dieu-avec-nous.

    Antienne

    J’envoie mon messager préparer devant toi le chemin.

    Psaume : 42

    1Rends-moi justice, ô mon Dieu, défends ma cause
    contre un peuple sans foi ; *
    de l'homme qui ruse et trahit,
    libère-moi.

    2C'est toi, Dieu, ma forteresse :
    pourquoi me rejeter ? *
    Pourquoi vais-je assombri,
    pressé par l'ennemi ?

    3Envoie ta lumière et ta vérité :
    qu'elles guident mes pas *
    et me conduisent à ta montagne sainte,
    jusqu'en ta demeure.

    4J'avancerai jusqu'à l'autel de Dieu,
    vers Dieu qui est toute ma joie ; *
    je te rendrai grâce avec ma harpe,
    Dieu, mon Dieu !

    R/ 5Pourquoi te désoler, ô mon âme,
    et gémir sur moi ? *
    Espère en Dieu ! De nouveau je rendrai grâce :
    il est mon sauveur et mon Dieu !

    Antienne

    Tu me guériras, tu me feras vivre, et je chanterai ta louange.

    Psaume : CANTIQUE d'Isaïe (Is 38)

    10Je disais : Au milieu de mes jours,
    je m'en vais ; *
    j'ai ma place entre les morts
    pour la fin de mes années.

    11Je disais : Je ne verrai pas le Seigneur
    sur la terre des vivants, *
    plus un visage d'homme
    parmi les habitants du monde !

    12Ma demeure m'est enlevée, arrachée,
    comme une tente de berger. *
    Tel un tisserand, j'ai dévidé ma vie :
    le fil est tranché.

    Du jour à la nuit, tu m'achèves ;
    13j'ai crié jusqu'au matin. *
    Comme un lion, il a broyé tous mes os.
    Du jour à la nuit, tu m'achèves.

    14Comme l'hirondelle, je crie ;
    je gémis comme la colombe. *
    A regarder là-haut, mes yeux faiblissent :
    Seigneur, je défaille ! Sois mon soutien !

    15Que lui dirai-je pour qu'il me réponde,
    à lui qui agit ? *
    J'irais, errant au long de mes années
    avec mon amertume ?

    17Oui, tu me guériras, tu me feras vivre : *
    mon amertume amère me conduit à la paix.

    Et toi, tu t'es attaché à mon âme,
    tu me tires du néant de l'abîme. *
    Tu as jeté, loin derrière toi,
    tous mes péchés.

    18La mort ne peut te rendre grâce,
    ni le séjour des morts, te louer, *
    Ils n'espèrent plus ta fidélité,
    ceux qui descendent dans la fosse.

    19Le vivant, le vivant, lui, te rend grâce,
    comme moi, aujourd'hui. *
    Et le père à ses enfants
    montrera ta fidélité.

    20Seigneur, viens me sauver ! +
    Et nous jouerons sur nos cithares,
    tous les jours de notre vie, *
    auprès de la maison du Seigneur.

    Antienne

    Ta parole, Seigneur, féconde notre terre et prépare les moissons.

    Psaume : 64

    2Il est beau de te louer,
    Dieu, dans Sion, *
    de tenir ses promesses envers toi
    3qui écoutes la prière.

    Jusqu’à toi vient toute chair
    4avec son poids de péché ; *
    nos fautes ont dominé sur nous :
    toi, tu les pardonnes.

    5Heureux ton invité, ton élu :
    il habite ta demeure ! *
    Les biens de ta maison nous rassasient,
    les dons sacrés de ton temple !

    6Ta justice nous répond par des prodiges,
    Dieu notre sauveur, *
    espoir des horizons de la terre
    et des rives lointaines.

    7Sa force enracine les montagnes,
    il s’entoure de puissance ; *
    8il apaise le vacarme des mers,
    le vacarme de leurs flots
    et la rumeur des peuples.

    9Les habitants des bouts du monde sont pris d’effroi
    à la vue de tes signes ; *
    aux portes du levant et du couchant
    tu fais jaillir des cris de joie.

    10Tu visites la terre et tu l’abreuves,
    tu la combles de richesses ; *
    les ruisseaux de Dieu regorgent d’eau :
    tu prépares les moissons.

    Ainsi, tu prépares la terre,
    11tu arroses les sillons ; *
    tu aplanis le sol, tu le détrempes sous les pluies,
    tu bénis les semailles.

    12Tu couronnes une année de bienfaits ; *
    sur ton passage, ruisselle l’abondance.
    13Au désert, les pâturages ruissellent, *
    les collines débordent d’allégresse.

    14Les herbages se parent de troupeaux +
    et les plaines se couvrent de blé. *
    Tout exulte et chante !

    Parole de Dieu : (Gn 49, 10)

    La royauté n’échappera point à Juda, ni le commandement à sa descendance, jusqu’à ce que vienne celui à qui le pouvoir appartient, à qui les peuples obéiront.

    Répons

    R/ Que l’univers chante et crie de joie :
    * Car le Seigneur vient.
    V/ Amour et vérité se rencontrent. *
    V/ Justice et paix s’embrassent. *
    Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. R/

    Antienne de Zacharie

    Réjouis-toi, Sion, car je viens : j’habiterai au milieu de toi !

    Cantique de Zacharie (Lc 1)

    68Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël,
    qui visite et rachète son peuple.

    69Il a fait surgir la force qui nous sauve
    dans la maison de David, son serviteur,

    70comme il l'avait dit par la bouche des saints,
    par ses prophètes, depuis les temps anciens :

    71salut qui nous arrache à l'ennemi,
    à la main de tous nos oppresseurs,

    72amour qu'il montre envers nos pères,
    mémoire de son alliance sainte,

    73serment juré à notre père Abraham
    de nous rendre sans crainte,

    74afin que, délivrés de la main des ennemis, +
    75nous le servions dans la justice et la sainteté,
    en sa présence, tout au long de nos jours.

    76Et toi, petit enfant, tu seras appelé
    prophète du Très-Haut : *
    tu marcheras devant, à la face du Seigneur,
    et tu prépareras ses chemins

    77pour donner à son peuple de connaître le salut
    par la rémission de ses péchés,

    78grâce à la tendresse, à l'amour de notre Dieu,
    quand nous visite l'astre d'en haut,

    79pour illuminer ceux qui habitent les ténèbres
    et l'ombre de la mort, *
    pour conduire nos pas
    au chemin de la paix.

    Intercession

    Père de miséricorde, viens à nouveau visiter ton peuple, rassemble-nous dans le désir de ta gloire.

    R/ Seigneur, que ton règne vienne !

    Donne-nous de porter les fruits d’une conversion véritable,
    et de trouver notre liberté à faire ta volonté.

    Aplanis en notre cœur le chemin de ton Fils unique,
    fais-nous vivre de sa parole et de son Esprit.

    Abaisse nos montagnes d’orgueil,
    et comble les abîmes de notre faiblesse.

    Abats les barrières de haine qui séparent les peuples,
    ouvre entre les hommes des chemins d’amitié.

    Notre Père

    Oraison

    Tu as promis, Dieu tout puissant, d’envoyer un sauveur à tous les peuples de la terre ; donne-nous la grâce d’attendre dans la joie le jour glorieux de sa naissance. Lui qui règne.

  • Prions pour l’intention que Marie porte dans son cœur---Mère du Sauveur, priez pour nous 

    Chaque  jour, un bouquet de prières pour notre Maman

      Prions pour l’intention que Marie porte dans son cœur

           Reine des Confesseurs, priez pour nous         

    Rosaire de France

    Chaque jour, nous vous invitons à vous tourner vers la Sainte Vierge.
    Nous prierons tout simplement, avec elle, à l’intention qui habite son cœur de Mère, la laissant nous guider pas à pas vers Jésus, son Fils. Au moment où vous priez, son cœur de Mère sera peut-être plongé  dans la louange ou l’action de grâce. Ou peut-être sera-t-elle en train d’intercéder pour ses enfants qui en ont le plus besoin. Comme un petit enfant devinant les joies et les peines de sa maman, votre prière sera comme une fleur que vous cueillez pour la faire sourire.

    Avec vous tous, nous composerons chaque jour un bouquet de prières pour notre Maman du Ciel. Qu’importe l’heure ou la durée de votre prière, il vous suffit de tourner votre cœur vers elle en lui disant, par exemple :

      “Ô Marie,
       Devant toi, je dépose cette fleur de prière,

       sans nul autre désir que de te faire sourire.
       Avec toi, ô ma Mère, je prie à l’intention
       que ton cœur, à l'instant, porte devant ton Fils.
          

     

    Notre Dame du Sacré Cœur, Abbaye de la Communauté Saint Martin, Évron (53) via @peadeodatus

    Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf: Luc 2, 19)

     

     

     

     


  • Bénédicte

    Bénédicte

    Bénédicte est psychologue. En tant que volontaire Dom&Go, elle a soigné les patients de l'hôpital des soeurs dominicaines de Yaoundé, au Cameroun, pendant six mois.

     

    La joie pour dernier bagage

    Je te le dis, lève-toi, prends ta civière et retourne dans ta maison.

    Évangile selon saint Luc, chapitre 5, verset 24

    À l’hôpital des sœurs dominicaines de Mvog Betsi au Cameroun, dans un pavillon placé sous le patronage de saint Raphaël – littéralement, Dieu guérit –, on lit cette inscription au mur de la salle commune : « Guérir parfois, soulager souvent, aimer toujours. » Trois verbes pour mettre «l’homme debout » à la suite de la parole de Jésus au paralytique : « Lève-toi et marche. »* Vivre debout, même alité, quand la mort approche.
    Ce qui m’a particulièrement touchée pendant mon séjour comme psychologue est la figure du garde-malade. Pas question de laisser seul un proche. Famille et amis se mobilisent, peu importe les sacrifices à faire. Le malade est assuré, nuit et jour, d’une présence réconfortante, d’une écoute et d’une prière jusqu’aux derniers instants de sa vie. Il n’est pas celui qu’on fuit aujourd’hui dans nos sociétés occidentales.

    Certains souvenirs resteront pour toujours dans ma mémoire. Comme cette femme qui a chanté des psaumes au chevet de sa maman jusqu’à son dernier souffle, pour qu’elle s’en aille dans la paix et l’espérance. Je n’avais jamais vu autant de quiétude et de joie au départ d’un proche aimé. Quelle déchirure de perdre celui, celle qu’on aime !
    Pourtant, beaucoup de familles camerounaises m’ont montré qu’on ne doit pas avoir peur de la mort. J’ai alors senti qu’être proche de ces mourants était comme un privilège : celui de toucher de tout près le grand mystère de la visite de Dieu dans notre chair, dans notre vie. De la naissance, jusqu’à la fin. De la crèche au tombeau. Maintenant et à l’heure de notre mort.

    * : Évangile selon saint Luc, chapitre 5, verset 23.
    La joie pour dernier bagage

     


  • Introduction

    V/ Dieu, viens à mon aide,
    R/ Seigneur, à notre secours.

    Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
    au Dieu qui est, qui était et qui vient,
    pour les siècles des siècles.
    Amen. (Alléluia.)

    Hymne : En toi Seigneur, nos vies reposent

    CFC — CNPL

    En toi Seigneur, nos vies reposent
    Et prennent force dans la nuit ;
    Tu nous prépares à ton aurore
    Et tu nous gardes dans l'Esprit.

    Déjà levé sur d'autres terres,
    Le jour éveille les cités ;
    Ami des hommes, vois leur peine
    Et donne-leur la joie d'aimer.

    Vainqueur du mal et des ténèbres,
    Ô Fils de Dieu ressuscité,
    Délivre-nous de l'adversaire
    Et conduis-nous vers ta clarté !

    Antienne

    Vers toi, Seigneur, j'élève mon âme ; veille sur moi.

    Psaume : 85

    1Écoute, Seigneur, réponds-moi,
    car je suis pauvre et malheureux.
    2Veille sur moi qui suis fidèle, ô mon Dieu,
    sauve ton serviteur qui s’appuie sur toi.

    3Prends pitié de moi, Seigneur,
    toi que j’appelle chaque jour.
    4Seigneur, réjouis ton serviteur :
    vers toi, j’élève mon âme !

    5Toi qui es bon et qui pardonnes,
    plein d’amour pour tous ceux qui t’appellent,
    6écoute ma prière, Seigneur,
    entends ma voix qui te supplie.

    7Je t’appelle au jour de ma détresse,
    et toi, Seigneur, tu me réponds.
    8Aucun parmi les dieux n’est comme toi,
    et rien n’égale tes œuvres.

    9Toutes les nations, que tu as faites,
    viendront se prosterner devant toi *
    et rendre gloire à ton nom, Seigneur,
    10car tu es grand et tu fais des merveilles,
    toi, Dieu, le seul.

    11Montre-moi ton chemin, Seigneur, +
    que je marche suivant ta vérité ;
    unifie mon cœur pour qu’il craigne ton nom.

    12Je te rends grâce de tout mon cœur,
    Seigneur mon Dieu,
    toujours je rendrai gloire à ton nom ;
    13il est grand, ton amour pour moi :
    tu m’as tiré de l’abîme des morts.

    14Mon Dieu, des orgueilleux se lèvent contre moi, +
    des puissants se sont ligués pour me perdre :
    ils n’ont pas souci de toi.

    15Toi, Seigneur,
    Dieu de tendresse et de pitié, *
    lent à la colère,
    plein d’amour et de vérité !

    16Regarde vers moi,
    prends pitié de moi.
    Donne à ton serviteur ta force,
    et sauve le fils de ta servante.

    17Accomplis un signe en ma faveur ; +
    alors mes ennemis, humiliés, *
    verront que toi, Seigneur,
    tu m’aides et me consoles.

    Parole de Dieu : 1 Th 5, 9b-10

    Dieu nous a destinés à entrer en possession du salut par notre Seigneur Jésus Christ, mort pour nous afin de nous faire vivre avec lui, que nous soyons encore éveillés ou déjà endormis dans la mort.

    Répons

    R/ En tes mains, Seigneur, je remets mon esprit.
    V/ C'est toi qui nous rachètes, 
    Seigneur, Dieu de vérité. R/
    Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. R/

    Antienne de Syméon

    Sauve-nous, Seigneur, quand nous veillons ; garde-nous quand nous dormons : nous veillerons avec le Christ, et nous reposerons en paix.

    Cantique de Syméon (Lc 2)

    29Maintenant, ô Maître souverain, +
    tu peux laisser ton serviteur s'en aller
    en paix, selon ta parole.

    30Car mes yeux ont vu le salut
    31que tu préparais à la face des peuples :

    32lumière qui se révèle aux nations
    et donne gloire à ton peuple Israël.

    Oraison

    Seigneur, tandis que nous dormirons en paix, fais germer et grandir jusqu'à la moisson la semence du Royaume des cieux que nous avons jetée en terre par le travail de cette journée. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

    Bénédiction

    Que le Seigneur fasse resplendir sur nous son visage et nous accorde sa grâce. Amen.

    Hymne : Heureuse es-tu, Vierge Marie !

    Heureuse es-tu, Vierge Marie !
    Par toi, le salut est entré dans le monde.
    Comblée de gloire, tu te réjouis devant le Seigneur,
    tu cries de joie à l'ombre de ses ailes.
    Sainte Mère de Dieu,
    prie pour nous, pauvres pécheurs.

  • Introduction

    V/ Dieu, viens à mon aide,
    R/ Seigneur, à notre secours.

    Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
    au Dieu qui est, qui était et qui vient,
    pour les siècles des siècles.
    Amen. (Alléluia.)

    Hymne : La paix de Dieu n’est pas un cri

    Cl. Rozier — Chalet

    La paix de Dieu n’est pas un cri
    Lancé des quatre vents de l’univers.
    La paix, c’est Dieu risquant sa vie,
    Enfant des hommes, la nuit de Noël.

    L’amour de Dieu n’est pas un mot
    Berçant nos rêves de vivre là-haut.
    L’amour, c’est Dieu rené des eaux,
    Nouvelle eau vive jaillie au désert.

    Le jour de Dieu n’est pas un jour,
    Instant d’histoire, moment sans retour.
    Le jour de Dieu, c’est Dieu toujours,
    Durée vivante, sans nuit, sans sommeil.

    R/ Ô viens, ô viens, Emmanuel !
    Ô viens sauver le monde !

    Antienne

    Tressaille d'allégresse, nouvelle Sion ! Voici ton roi, humble et victorieux !

    Psaume : 44 - I

    2D'heureuses paroles jaillissent de mon coeur
    quand je dis mes poèmes pour le roi
    d'une langue aussi vive que la plume du scribe !

    3Tu es beau,
    comme aucun des enfants de l'homme,
    la grâce est répandue sur tes lèvres :
    oui, Dieu te bénit pour toujours.

    4Guerrier valeureux,
    porte l'épée de noblesse et d'honneur !
    5Ton honneur, c'est de courir au combat
    pour la justice, la clémence et la vérité.

    6Ta main jettera la stupeur,
    les flèches qui déchirent ;
    sous tes coups, les peuples s'abattront,
    les ennemis du roi, frappés en plein coeur.

    7Ton trône est divin, un trône éternel ;
    ton sceptre royal est sceptre de droiture :
    8tu aimes la justice, tu réprouves le mal.

    Oui, Dieu, ton Dieu t'a consacré
    d'une onction de joie,
    comme aucun de tes semblables ;
    9la myrrhe et l'aloès parfument ton vêtement.

    Des palais d'ivoire, la musique t'enchante.
    10Parmi tes bien-aimées sont des filles de roi ;
    à ta droite, la préférée, sous les ors d'Ophir.

    Psaume : 44 - II

    11Écoute, ma fille, regarde et tends l'oreille ;
    oublie ton peuple et la maison de ton père :
    12le roi sera séduit par ta beauté.

    Il est ton Seigneur : prosterne-toi devant lui.
    13Alors, fille de Tyr, les plus riches du peuple,
    chargés de présents, quêteront ton sourire.

    14Fille de roi, elle est là, dans sa gloire,
    vêtue d'étoffes d'or ;
    15on la conduit, toute parée, vers le roi.

    Des jeunes filles, ses compagnes, lui font cortège ;
    16on les conduit parmi les chants de fête :
    elles entrent au palais du roi.

      
    17A la place de tes pères se lèveront tes fils ;
    sur toute la terre tu feras d'eux des princes.

    18Je ferai vivre ton nom pour les âges des âges :
    que les peuples te rendent grâce,
    toujours, à jamais !

    Psaume : CANTIQUE (Ep 1).

    3Qu'il soit béni, le Dieu et Père
    de notre Seigneur, Jésus, le Christ !

    Il nous a bénis et comblés
    des bénédictions de l'Esprit, *
    au ciel, dans le Christ.

    R/A la louange de sa gloire.

    4Il nous a choisis, dans le Christ,
    avant que le monde fût créé, *
    pour être saints et sans péchés devant sa face
    grâce à son amour. R/

    5Il nous a prédestinés
    à être, pour lui, des fils adoptifs *
    par Jésus, le Christ.

    Ainsi l'a voulu sa bonté,
    6à la louange de gloire de sa grâce, *
    la grâce qu'il nous a faite
    dans le Fils bien-aimé. R/

    7En lui, par son sang, *
    nous avons le rachat,
    le pardon des péchés.

    8C'est la richesse de sa grâce
    dont il déborde jusqu'à nous *
    en toute intelligence et sagesse. R/

    9Il nous dévoile ainsi le mystère de sa volonté, *
    selon que sa bonté l'avait prévu dans le Christ :

    10pour mener les temps à leur plénitude, +
    récapituler toutes choses dans le Christ, *
    celles du ciel et celles de la terre. R/

    Parole de Dieu : Ph 3, 20b-21

    Nous attendons comme Sauveur le Seigneur Jésus Christ, lui qui transformera nos pauvres corps à l’image de son corps glorieux, avec la puissance qui le rend capable aussi de tout dominer.

    Répons

    R/ À toi, Dieu, nous rendons grâce :
    * Ton nom est proche.
    V/ De toi vient le relèvement. *
    Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. R/

    Antienne

    Voici le Roi, le Seigneur de la terre : il ôtera le joug qui nous opprime.

    Cantique de Marie (Lc 1)

    47Mon âme exalte le Seigneur,
    exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !

    48Il s'est penché sur son humble servante ;
    désormais, tous les âges me diront bienheureuse.

    49Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
    Saint est son nom !

    50Son amour s'étend d'âge en âge
    sur ceux qui le craignent;

    51Déployant la force de son bras,
    il disperse les superbes.

    52Il renverse les puissants de leurs trônes,
    il élève les humbles.

    53Il comble de biens les affamés,
    renvoie les riches les mains vides.

    54Il relève Israël, son serviteur,
    il se souvient de son amour,

    55de la promesse faite à nos pères,
    en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais.

    Intercession

    Seigneur Jésus envoyé par le Père,
    montre-nous le chemin qui mène à ta demeure.

    R/ Viens, Seigneur, et sauve-nous !

    Seigneur Jésus, conçu du Saint-Esprit,
    renouvelle nos cœurs par sa puissance.

    Seigneur Jésus, qui as pris chair de la Vierge Marie,
    rassemble-nous dans l'unité de ton Corps.

    Seigneur Jésus, devenu l'un de nous,
    rends-nous solidaires de tout homme.

    Seigneur Jésus, espérance des nations,
    souviens-toi de tous les hommes qui, depuis les origines, ont espéré la vie qui ne finit pas.

    Notre Père

    Oraison

    Que notre prière, Seigneur, se fraie un chemin jusqu'à toi : suscite au cœur de ceux qui te servent les désirs pus, les désirs forts, qui les prépareront au mystère de l'incarnation de ton Fils. Lui qui règne.

  • Saint Damase Ier

    Pape (37 ème) de 366 à 384 (✝ 384)

     

    Fils de prêtre et membre du clergé romain par tradition familiale, Damase est élu Pape en 366 dans une époque troublée par les dissensions théologiques et les querelles de partis. On lui opposera même un antipape durant quelque temps. Il soutient la foi en la Trinité que les ariens combattaient. En même temps, il œuvre en faveur de la réconciliation des fidèles que divisaient alors les problèmes de la traduction entre le grec, langue traditionnelle de l’Église et le latin, langue populaire qui devenait la langue usuelle de l'Italie. Il aura l'audace de commander à saint Jérôme la traduction latine de la Bible, ce sera la Vulgate. Saint Damase, enluminure sur un Missel romain, XIVe siècle
    Il organisa le culte des martyrs, nettoya et agrandit les catacombes où ils étaient inhumés et, sur leur tombe, il grave et compose des épigrammes qui font de lui un des premiers poètes latins chrétiens. Il fit écrire sur les murs des catacombes de saint Calixte: "Moi aussi, Damase, c'est ici que j'eusse voulu reposer si je n'avais pas craint de profaner les cendres des saints" et il se fit humblement enterrer dans une église voisine.
    Enluminure sur un Missel romain, XIVe siècle ->
    Mémoire de saint Damase Ier, pape. Dans une période difficile, il réunit de nombreux synodes pour défendre la foi de Nicée contre les schismes et les hérésies, il confia à saint Jérôme la traduction latine des livres saints, embellit avec piété les tombes des martyrs et les décora d’éloges versifiés. Lui-même, mort en 384, avait fait graver d’avance sur sa tombe, au cimetière de Calliste, un acte de foi : “Celui qui marche sur les eaux... fera se dresser Damase de ses cendres”.

    Martyrologe romain

    "Damase est un personnage éminent, fort versé dans la connaissance des saintes écritures." (Saint Jérôme, Epître à Eustochium)

     


  • Première lecture

    « Dieu vient lui-même et va vous sauver » (Is 35, 1-10)

    Lecture du livre du prophète Isaïe

    Le désert et la terre de la soif,
    qu’ils se réjouissent !
    Le pays aride, qu’il exulte
    et fleurisse comme la rose,
    qu’il se couvre de fleurs des champs,
    qu’il exulte et crie de joie !
    La gloire du Liban lui est donnée,
    la splendeur du Carmel et du Sarone.
    On verra la gloire du Seigneur,
    la splendeur de notre Dieu.
    Fortifiez les mains défaillantes,
    affermissez les genoux qui fléchissent,
    dites aux gens qui s’affolent :
    « Soyez forts, ne craignez pas.
    Voici votre Dieu :
    c’est la vengeance qui vient,
    la revanche de Dieu.
    Il vient lui-même
    et va vous sauver. »
    Alors se dessilleront les yeux des aveugles,
    et s’ouvriront les oreilles des sourds.
    Alors le boiteux bondira comme un cerf,
    et la bouche du muet criera de joie ;
    car l’eau jaillira dans le désert,
    des torrents dans le pays aride.
    La terre brûlante se changera en lac,
    la région de la soif, en eaux jaillissantes.
    Dans le séjour où gîtent les chacals,
    l’herbe deviendra des roseaux et des joncs.
    Là, il y aura une chaussée, une voie
    qu’on appellera : la Voie sacrée.
    L’homme impur n’y passera pas
    – il suit sa propre voie –
    et les insensés ne viendront pas s’y égarer.
    Là, il n’y aura pas de lion,
    aucune bête féroce ne surgira,
    il ne s’en trouvera pas ;
    mais les rachetés y marcheront.
    Ceux qu’a libérés le Seigneur reviennent,
    ils entrent dans Sion avec des cris de fête,
    couronnés de l’éternelle joie.
    Allégresse et joie les rejoindront,
    douleur et plainte s’enfuient.

    – Parole du Seigneur.

    Psaume

    (Ps 84 (85), 9ab.10, 11-12, 13-14)

    R/ Voici notre Dieu qui vient nous sauver.
     
    (cf. Is 35, 4)

    J’écoute : que dira le Seigneur Dieu ?
    Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple et ses fidèles :
    son salut est proche de ceux qui le craignent,
    et la gloire habitera notre terre.

    Amour et vérité se rencontrent,
    justice et paix s’embrassent ;
    la vérité germera de la terre
    et du ciel se penchera la justice.

    Le Seigneur donnera ses bienfaits,
    et notre terre donnera son fruit.
    La justice marchera devant lui,
    et ses pas traceront le chemin.

    Évangile

    « Nous avons vu des choses extraordinaires aujourd’hui ! » (Lc 5, 17-26)

    Alléluia, Alléluia. Il va venir, le Roi, le Maître de la terre ; il ôtera nos liens, il nous délivrera. Alléluia.

    Évangile de Jésus Christ selon saint Luc

    Un jour que Jésus enseignait,
    il y avait dans l’assistance des pharisiens
    et des docteurs de la Loi,
    venus de tous les villages de Galilée et de Judée,
    ainsi que de Jérusalem ;
    et la puissance du Seigneur était à l’œuvre
    pour lui faire opérer des guérisons.
    Arrivent des gens, portant sur une civière
    un homme qui était paralysé ;
    ils cherchaient à le faire entrer
    pour le placer devant Jésus.
    Mais, ne voyant pas comment faire à cause de la foule,
    ils montèrent sur le toit
    et, en écartant les tuiles,
    ils le firent descendre avec sa civière
    en plein milieu devant Jésus.
    Voyant leur foi, il dit :
    « Homme, tes péchés te sont pardonnés. »
    Les scribes et les pharisiens se mirent à raisonner :
    « Qui est-il celui-là ? Il dit des blasphèmes !
    Qui donc peut pardonner les péchés, sinon Dieu seul ? »
    Mais Jésus, saisissant leurs pensées, leur répondit :
    « Pourquoi ces pensées dans vos cœurs ?
    Qu’est-ce qui est le plus facile ?
    Dire : “Tes péchés te sont pardonnés”,
    ou dire : “Lève-toi et marche” ?
    Eh bien ! Afin que vous sachiez que le Fils de l’homme
    a autorité sur la terre pour pardonner les péchés,
    – Jésus s’adressa à celui qui était paralysé –
    je te le dis,
    lève-toi, prends ta civière
    et retourne dans ta maison. »
    À l’instant même, celui-ci se releva devant eux,
    il prit ce qui lui servait de lit
    et s’en alla dans sa maison en rendant gloire à Dieu.
    Tous furent saisis de stupeur et ils rendaient gloire à Dieu.
    Remplis de crainte, ils disaient :
    « Nous avons vu des choses extraordinaires aujourd’hui ! »

    – Acclamons la Parole de Dieu.


  • Introduction

    V/ Seigneur, ouvre mes lèvres,
    R/ et ma bouche publiera ta louange.

    Antienne invitatoire

    Réjouissez-vous dans le Seigneur, réjouissez-vous, car il est proche.

    Psaume invitatoire : (94)

    1Venez, crions de joie pour le Seigneur,
    acclamons notre Rocher, notre salut !
    2Allons jusqu'à lui en rendant grâce,
    par nos hymnes de fête acclamons-le !

    3Oui, le grand Dieu, c'est le Seigneur,
    le grand roi au-dessus de tous les dieux :
    4il tient en main les profondeurs de la terre,
    et les sommets des montagnes sont à lui ;
    5à lui la mer, c'est lui qui l'a faite,
    et les terres, car ses mains les ont pétries.

    6Entrez, inclinez-vous, prosternez-vous,
    adorons le Seigneur qui nous a faits.
    7Oui, il est notre Dieu ; +
    nous sommes le peuple qu'il conduit,
    le troupeau guidé par sa main.

    Aujourd'hui écouterez-vous sa parole ? +
    8« Ne fermez pas votre coeur comme au désert,
    comme au jour de tentation et de défi,
    9où vos pères m'ont tenté et provoqué,
    et pourtant ils avaient vu mon exploit.

    10« Quarante ans leur génération m'a déçu, +
    et j'ai dit : Ce peuple a le coeur égaré,
    il n'a pas connu mes chemins.
    11Dans ma colère, j'en ai fait le serment :
    Jamais ils n'entreront dans mon repos. »

    Hymne : Viens bientôt, Sauveur du monde

    CFC — CNPL

    Viens bientôt, Sauveur du monde,
    Lève-toi, clarté d’en haut ;
    Vrai soleil du jour nouveau,
    Viens percer la nuit profonde.

    Ta naissance dans l’histoire
    Transfigure nos tourments
    En douleurs d’enfantement
    Où, déjà, surgit ta gloire.

    Vois le mal et la souffrance
    Et tant d’hommes chancelants
    Dans l’immense enchaînement
    Du mépris et des violences.

    Antienne

    Vous tous qui avez soif, venez vers les eaux ! Cherchez le Seigneur, il se laisse trouver, alléluia !

    Psaume : 41

    2Comme un cerf altéré
    cherche l'eau vive, *
    ainsi mon âme te cherche
    toi, mon Dieu.

    3Mon âme a soif de Dieu,
    le Dieu vivant ; *
    quand pourrai-je m'avancer,
    paraître face à Dieu ?

    4Je n'ai d'autre pain que mes larmes,
    le jour, la nuit, *
    moi qui chaque jour entends dire :
    « Où est-il ton Dieu ? »

    5Je me souviens,
    et mon âme déborde : *
     en ce temps-là,
    je franchissais les portails !

    Je conduisais vers la maison de mon Dieu
    la multitude en fête, *
    parmi les cris de joie
    et les actions de grâce.

    R/ 6 Pourquoi te désoler, ô mon âme,
    et gémir sur moi ? *
    Espère en Dieu ! De nouveau je rendrai grâce :
    il est mon sauveur et mon Dieu !
       
    7Si mon âme se désole,
    je me souviens de toi, *
    depuis les terres du Jourdain et de l'Hermon,
    depuis mon humble montagne.

    8L'abîme appelant l'abîme
    à la voix de tes cataractes, *
    la masse de tes flots et de tes vagues
    a passé sur moi.

    9Au long du jour, le Seigneur
    m'envoie son amour ; *
    et la nuit, son chant est avec moi,
    prière au Dieu de ma vie.

    10Je dirai à Dieu, mon rocher :
    « Pourquoi m'oublies-tu ? *
    Pourquoi vais-je assombri,
    pressé par l'ennemi ? »

    11Outragé par mes adversaires,
    je suis meurtri jusqu'aux os, *
    moi qui chaque jour entends dire :
    « Où est-il ton Dieu ? »

    R/ 12 Pourquoi te désoler, ô mon âme,
    et gémir sur moi ? *
    Espère en Dieu ! De nouveau je rendrai grâce :
    il est mon sauveur et mon Dieu !

    Antienne

    Renouvelle les prodiges, recommence les merveilles, Maître et Dieu de tout !

    Psaume : CANTIQUE de Ben Sirac le Sage (Si 36)

    1Prends pitié de nous, Maître et Dieu de tout ;
    répands la crainte sur toutes les nations.
    2Lève la main sur les pays étrangers,
    et qu'ils voient ta puissance !

    3A nos dépens, tu leur montras ta sainteté ;
    à leurs dépens, montre-nous ta grandeur.
    4Qu'ils l'apprennent, comme nous l'avons appris :
    il n'est pas de dieu hors de toi, Seigneur.

    5Renouvelle les prodiges, recommence les merveilles,
    glorifie ta main et ton bras droit.
    7Hâte le temps, rappelle-toi le terme,
    et que soient racontées tes merveilles !

    10Rassemble les tribus de Jacob ;
    comme au premier jour, donne-leur ton héritage.
    11Prends pitié du peuple porteur de ton nom,
    Israël qui est pour toi un premier-né.

    12Prends compassion de ta ville sainte,
    Jérusalem, le lieu de ton repos.
    13Remplis Sion de ta louange,
    et ton sanctuaire, de ta gloire.

    Antienne

    Béni sois-tu, Seigneur, pour ton immense gloire !

    Psaume : 18a

    2Les cieux proclament la gloire de Dieu,
    le firmament raconte l'ouvrage de ses mains.
    3Le jour au jour en livre le récit
    et la nuit à la nuit en donne connaissance.

    4Pas de paroles dans ce récit,
    pas de voix qui s'entende ;
    5mais sur toute la terre en paraît le message
    et la nouvelle, aux limites du monde.

    Là, se trouve la demeure du soleil : +
    6tel un époux, il paraît hors de sa tente,
    il s'élance en conquérant joyeux.

    7Il paraît où commence le ciel, +
    il s'en va jusqu'où le ciel s'achève :
    rien n'échappe à son ardeur.

    Parole de Dieu : (Is 2, 3)

    Venez, montons à la montagne du Seigneur, au temple du Dieu de Jacob. Il nous enseignera ses chemins et nous suivrons ses sentiers. Car c’est de Sion que vient la Loi, de Jérusalem la parole du Seigneur.

    Répons

    R/ Voici votre Dieu !
    * Voici le Seigneur Dieu !
    V/ Il vient avec puissance. *
    V/ Toute chair verra sa gloire. *
    Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. R/

    Antienne de Zacharie

    Convertissez-vous : proche est le Royaume, alléluia.

    Cantique de Zacharie (Lc 1)

    68Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël,
    qui visite et rachète son peuple.

    69Il a fait surgir la force qui nous sauve
    dans la maison de David, son serviteur,

    70comme il l'avait dit par la bouche des saints,
    par ses prophètes, depuis les temps anciens :

    71salut qui nous arrache à l'ennemi,
    à la main de tous nos oppresseurs,

    72amour qu'il montre envers nos pères,
    mémoire de son alliance sainte,

    73serment juré à notre père Abraham
    de nous rendre sans crainte,

    74afin que, délivrés de la main des ennemis, +
    75nous le servions dans la justice et la sainteté,
    en sa présence, tout au long de nos jours.

    76Et toi, petit enfant, tu seras appelé
    prophète du Très-Haut : *
    tu marcheras devant, à la face du Seigneur,
    et tu prépareras ses chemins

    77pour donner à son peuple de connaître le salut
    par la rémission de ses péchés,

    78grâce à la tendresse, à l'amour de notre Dieu,
    quand nous visite l'astre d'en haut,

    79pour illuminer ceux qui habitent les ténèbres
    et l'ombre de la mort, *
    pour conduire nos pas
    au chemin de la paix.

    Intercession

    Nous t’en prions, Jésus notre Sauveur venu annoncer aux pauvres la bonne nouvelle du salut :

    R/ Révèle à tous les hommes ta gloire !

    Fais-toi connaître de ceux qui ne t’ont pas rencontré :
    qu’ils voient ton salut et confessent ton nom.

    Que l’Évangile soit proclamé en tout lieu,
    pour que tous les hommes découvrent ton chemin.

    Déploie ta grâce en notre vie,
    pour que nous te servions avec générosité et persévérance.

    Préserve en nous la liberté que tu as éveillée :
    qu’elle nous rende attentifs à notre prochain.

    Quand tu paraîtras pour juger les vivants et les morts,
    porte sur nous un regard de miséricorde.

    Notre Père

    Oraison

    Que notre prière, Seigneur, se fraie un chemin jusqu'à toi : suscite au cœur de ceux qui te servent les désirs purs, les désirs forts, qui les prépareront au mystère de l'incarnation de ton Fils. Lui qui règne.

  • Prions pour l’intention que Marie porte dans son cœur---Mère du Sauveur, priez pour nous

     

     

    Chaque  jour, un bouquet de prières pour notre Maman

     

     

      Prions pour l’intention que Marie porte dans son cœur

     

          Maison d'or, priez pour nous          

     

    Rosaire de France

     

     

    Chaque jour, nous vous invitons à vous tourner vers la Sainte Vierge.
    Nous prierons tout simplement, avec elle, à l’intention qui habite son cœur de Mère, la laissant nous guider pas à pas vers Jésus, son Fils. Au moment où vous priez, son cœur de Mère sera peut-être plongé  dans la louange ou l’action de grâce. Ou peut-être sera-t-elle en train d’intercéder pour ses enfants qui en ont le plus besoin. Comme un petit enfant devinant les joies et les peines de sa maman, votre prière sera comme une fleur que vous cueillez pour la faire sourire.

     

    Avec vous tous, nous composerons chaque jour un bouquet de prières pour notre Maman du Ciel. Qu’importe l’heure ou la durée de votre prière, il vous suffit de tourner votre cœur vers elle en lui disant, par exemple :

     

      “Ô Marie,
       Devant toi, je dépose cette fleur de prière,

       sans nul autre désir que de te faire sourire.
       Avec toi, ô ma Mère, je prie à l’intention
       que ton cœur, à l'instant, porte devant ton Fils.
         

     

    Saint Jean-Baptiste, Neuilly sur Seine via @bldecharmoy

    Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon cœur (cf: Luc 2, 19)

     

     

     

     

     

     


  • Rémi

    Rémi est étudiant en communication. En tant que volontaire Dom&Go, il a participé pendant un an à l'animation d'un internat en forêt amazonienne au Pérou.

     

    Un nid près de tes autels

    Même le moineau trouve un abri et l’hirondelle un nid où mettre ses petits près de tes autels.

    Psaume 84, verset 2

    Je suis arrivé à Pangoa en février 2017. C’est une petite mission des Dominicains au fond de l’Amazonie péruvienne. Pour les messes que nous célébrons avec les frères à travers la jungle, tout fait office d’église : une cabane, une chambre, une table au milieu d’un champ, ou même… une chapelle, éventuellement ! Les « portes » sont ouvertes à tout le village : hommes, femmes, enfants, shamans, évangélistes, protestants, animistes, habitués ou curieux. « Même le moineau trouve un abri et l’hirondelle un nid où mettre ses petits près de tes autels. »*
    Ici, des oiseaux nichent dans la chapelle. Là, les chiens s’invitent pendant la messe. Un nid de frelons a pris place à gauche du chœur, au-dessus de la Sainte Vierge. Des lézards et des tarentules entrent par le toit. Orchidées et passiflores que nous cueillons dans la forêt pour fleurir la statue de la Vierge amènent leur lot d’abeilles et de papillons.

    Dame nature fait même entrer ses rameaux par les fenêtres. Loin de nos églises sublimes, mais froides de France, où il faut pousser de lourdes portes austères pour pénétrer dans la maison de Dieu, je découvre ici de véritables lieux où chacun peut venir écouter la parole du Christ, partager l’eucharistie.
    N’en était-il pas de même pour la sainte crèche, où les rois mages côtoyaient les bergers, où des moutons tout comme un âne réchauffaient le Sauveur ? Nous, chrétiens, n’avons pas de pays, mais une multitude de refuges à travers le monde où brille une lumière. Des églises ouvertes à tous. Des sanctuaires où chacun est invité à la table pour partager le plus frugal, mais le plus divin des repas. Un foyer où l’on trouvera une parole, une oreille, un frère. « Seigneur de l’univers, comme j’aime ta maison ! »**

    * : Psaume 84, verset 4.
    ** : Psaume 84, verset 2.

     

     

     

    Un nid près de tes autels


  • Êtes-vous malade et voulez-vous guérir ?

    Êtes-vous malade et voulez-vous guérir ?

    Parole de Dieu :

    N’ayez de dette envers personne, sauf celle de l’amour mutuel, car celui qui aime les autres a pleinement accompli la Loi. L’amour ne fait rien de mal au prochain. Donc, le plein accomplissement de la Loi, c’est l’amour. (Romains 13, 8.10)

    Prière :

    Êtes-vous malade et voulez-vous guérir ?
    Il est Médecin. Son Sang adorable est un Médicament souverain pour les maladies de l'âme et du corps.

    Êtes-vous brûlé par la fièvre des désirs impurs et des affections mondaines ?
    Il est la Fontaine qui rafraîchit, qui purifie, qui éteint le feu de la concupiscence.

    Êtes-vous triste ? Il est le Dieu de toute consolation.

    Êtes-vous faible ? Il est la Force.

    Êtes-vous pauvre ? Il est la Richesse infinie.

    Avez-vous besoin d'aimer ? Il est la Beauté même, l'Ami le plus dévoué, l'Époux le plus tendre.

    Avez-vous peur de la mort ? Il est la Vie.

    Désirez-vous le Ciel ? Il est le Chemin qui y conduit ! Amen.

    Saint Ambroise de Milan (340-397)

    Une dizaine de chapelet, Gloire au Père, Votre prière du cœur....

    Témoignage : L'émouvant témoignage face aux épreuves d’une adolescente atteinte de myasthénie.

    Comment garder la foi dans la maladie 
    article de Camille de Montgolfier publié par Aleteia le 26 mai 2016



    Clotilde Aubet est une jeune fille de 15 ans qui vit en Autriche avec sa famille et va au lycée français de Vienne. Une adolescence normale à tous égards, jusqu’à ce matin d’octobre où la maladie l’atteint : la myasthénie, une maladie auto-immune rare. Commence alors une longue épreuve de plus de deux ans pour Clotilde, plongée dans un état d’épuisement permanent et sujettes à des douleurs chroniques. Deux années de séjours à l’hôpital, de bonnes et de mauvaises nouvelles de la part des médecins. Deux années de luttes contre la maladie et pour une vie normale.

    Un bac sous perfusion est un récit court, sous forme de chroniques. Malgré la maladie, Clotilde parvient à garder la foi et l’espérance – et même la bonne humeur ! – au long de cette épreuve. Ce témoignage touchera particulièrement celles et ceux qui endurent une longue maladie qui, comme toute épreuve, en est d’abord celle de notre foi.

    Aleteia : Comment la maladie a-t-elle mise ta foi à l’épreuve ?
    Clotilde Aubet : Les premiers six mois, au cours desquels on ne savait pas encore de quoi je souffrais, ont été très durs sur tous les plans et donc aussi sur celui de la foi. Je n’ai cependant jamais complètement remis ma foi en question. Même dans la douleur, cela me paraissait inimaginable que Dieu n’existe pas. C’était plus de la révolte face à la manière dont les gens s’étaient soudainement mis à me regarder, face à mon corps qui n’obéissait plus ou mal, mais jamais de la révolte envers Dieu. C’était plus un « passage à vide spirituel ». Je me disais juste qu’Il pouvait quand même faire quelque chose. Et puis, il y a eu le jour où l’on m’a dit que j’avais une myasthénie, une maladie incurable mais qui pouvait s’équilibrer avec des traitements. À partir de ce jour-là, je me suis dit que Dieu avait certainement été là depuis le début, même si je ne L’avais pas senti.

    Il y a eu des moments exceptionnels où, alors même que j’étais au plus mal, je sentais que je n’étais pas seule. C’est un sentiment difficile à exprimer, comme si l’on était porté. Cela m’a souvent fait penser à cette histoire d’un homme qui arrive devant Dieu et Lui reproche de ne pas avoir été là dans les moments difficiles. Dieu lui montre alors le chemin de sa vie, deux traces qui cheminent sur le sable, les pas de l’homme et ceux de Dieu. Il lui indique tous ces moments difficiles durant lesquels la trace se réduit à deux empreintes seulement et lui explique que ce sont les moments où Il a porté cet homme. Et j’ai le sentiment que c’est aussi ce qui s’est passé pour moi. En fait, dans la maladie, ma foi est passée de la croyance d’un enfant à celle d’un adulte. Avant, j’allais à la messe, certes parce que je croyais, mais sans jamais rien vraiment remettre en question. La maladie a été l’occasion de décider en adulte que je croyais vraiment. La lecture du texte Salvifici Doloris de Jean Paul II m’a permis de comprendre la souffrance au plus près de Dieu : souffrir dans sa chair, c’est se rapprocher de Jésus souffrant sur la Croix. La souffrance prend alors une dimension.

    Le soutien de ta famille t’a-t-il aidé à affronter la maladie ?
    Il a été incontournable. Leur présence et celle de mes amis a permis que je ne tombe pas trop bas dans les moments les plus durs. C’est surtout ma mère qui m’a portée : elle a été présente à chaque rendez-vous médical et à chaque hospitalisation. Surtout, elle était là pour m’écouter et me consoler. Mes petits frères et sœurs étaient aussi d’une grande aide, chacun poussant le fauteuil roulant à tour de rôle. Eux aussi étaient là pour m’écouter, et mieux, pour me rappeler les joies et soucis de la « vraie vie », dont la maladie nous déconnecte un peu.

    Quels conseils donnerais-tu à de jeunes malades ?
    Le plus important est de ne jamais abandonner. Il faut garder la volonté de lutter contre la maladie car on n’a qu’une vie, même si c’est avec cette maladie. « Avoir une maladie » c’est apprendre la patience… et d’abord vis-à-vis de soi-même. On est obligé d’accepter ses limites. Ensuite, il faut l’apprendre vis-à-vis des autres, car leur maladresses peuvent parfois nous blesser.

    La distinction entre « être malade » et « avoir une maladie » est cruciale : vous n’êtes pas définis par la maladie, elle est juste là. Retenez-bien que vous êtes forts, plus forts que ceux qui sont en bonne santé. C’est en étant faibles que vous êtes forts, car vous êtes acceptés au cœur de votre faiblesse, et vous vous acceptez vous-mêmes avec ces faiblesses dont vous apprenez à faire des forces.

    … Et à leur entourage ?
    La maladie a été pour moi un moyen de découvrir sur qui je pouvais vraiment compter. C’est parfois décevant, mais cela m’a aussi permis de rencontrer des gens géniaux. Alors pour vous, proches de malades, cela peut être douloureux de voir comment réagissent parfois certaines personnes sur qui vous pensiez pouvoir compter. Mais il ne faut pas hésiter à demander de l’aide de façon concrète : un trajet, une visite à l’hôpital, une promenade avec le malade… C’est à la portée de tout le monde, et les gens sont véritablement heureux de pouvoir aider.

    Il faut être patient avec les gens malades et surtout faire preuve de tact. Cela peut paraître difficile, mais c’est leur dire : « Je suis là, n’hésite pas si tu as besoin de parler ou de faire quelque chose ». C’est s’adapter à la maladie au quotidien avec ses contraintes, sans cesser pourtant de mener une vie normale.

    Propos recueillis par Camille Tronc
    - Un bac sous perfusion de Clotilde Aubet. Éditions Coëtquen, -

    Je prends un instant pour méditer toutes ces choses dans mon coeur (cf: Luc 2, 19)

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     


  • Introduction

    V/ Dieu, viens à mon aide,
    R/ Seigneur, à notre secours.

    Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
    au Dieu qui est, qui était et qui vient,
    pour les siècles des siècles.
    Amen. (Alléluia.)

    Hymne : Avant la fin de la lumière,

    DP — AELF

    Avant la fin de la lumière,
    Nous te prions, Dieu créateur,
    Pour que, fidèle à ta bonté,
    Tu nous protèges, tu nous gardes.

    Que loin de nous s'enfuient les songes,
    Et les angoisses de la nuit.
    Préserve-nous de l'ennemi :
    Que ton amour sans fin nous garde.

    Exauce-nous, Dieu, notre Père,
    Par Jésus Christ, notre Seigneur,
    Dans l'unité du Saint-Esprit,
    Régnant sans fin dans tous les siècles.

    Antienne

    Dieu puissant, mon rempart et ma foi !

    Psaume : 90

    1Quand je me tiens sous l'abri du Très-Haut
    et repose à l'ombre du Puissant,
    2je dis au Seigneur : « Mon refuge,
    mon rempart, mon Dieu, dont je suis sûr ! »

    3C'est lui qui te sauve des filets du chasseur
    et de la peste maléfique ; *
    4il te couvre et te protège.
    Tu trouves sous son aile un refuge :
    sa fidélité est une armure, un bouclier.

    5Tu ne craindras ni les terreurs de la nuit,
    ni la flèche qui vole au grand jour,
    6ni la peste qui rôde dans le noir,
    ni le fléau qui frappe à midi.

    7Qu'il en tombe mille à tes côtés, +
    qu'il en tombe dix mille à ta droite, *
    toi, tu restes hors d'atteinte.

    8Il suffit que tu ouvres les yeux,
    tu verras le salaire du méchant.
    9Oui, le Seigneur est ton refuge ;
    tu as fait du Très-Haut ta forteresse.
    10Le malheur ne pourra te toucher,
    ni le danger, approcher de ta demeure :
    11il donne mission à ses anges
    de te garder sur tous tes chemins.

    12Ils te porteront sur leurs mains
    pour que ton pied ne heurte les pierres ;
    13tu marcheras sur la vipère et le scorpion,
    tu écraseras le lion et le Dragon.

    14« Puisqu'il s'attache à moi, je le délivre ;
    je le défends, car il connaît mon nom.
    15Il m'appelle, et moi, je lui réponds ;
    je suis avec lui dans son épreuve.

    « Je veux le libérer, le glorifier ; +
    16de longs jours, je veux le rassasier, *
    et je ferai qu'il voie mon salut. »

    Parole de Dieu : Ap 22, 4-5

    Les serviteurs de Dieu verront son visage, et son nom sera écrit sur leur front. La nuit n’existera plus, ils n’auront plus besoin de la lumière d’une lampe ni de la lumière du soleil, parce que le Seigneur Dieu les illuminera, et ils régneront pour les siècles des siècles.

    Répons

    R/ En tes mains, Seigneur, je remets mon esprit.

     

    V/ Sur ton serviteur, que s’illumine ta face. R/

     

    Gloire au Père et au Fils et au Saint-Esprit. R/

     

    Antienne de Syméon

    Avant de connaître la mort, tu verras le Christ, ton Sauveur.

    Cantique de Syméon (Lc 2)

    29Maintenant, ô Maître souverain, +
    tu peux laisser ton serviteur s'en aller
    en paix, selon ta parole.

    30Car mes yeux ont vu le salut
    31que tu préparais à la face des peuples :

    32lumière qui se révèle aux nations
    et donne gloire à ton peuple Israël.

    Oraison

    Notre Seigneur et notre Dieu, tu nous as fait entendre ton amour au matin de la Résurrection ; quand viendra pour nous le moment de mourir, que ton souffle de vie nous conduise en ta présence. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.

    Bénédiction

    Que le Seigneur nous bénisse et nous garde,
    le Père, le Fils, et le Saint-Esprit. Amen.

    Hymne : Salve, Regina, mater misericordiæ

    Salve, Regina, mater misericordiæ ;
    vita dulcedo et spes nostra, salve.
    Ad te clamamus, exsules filii Evæ.
    Ad te suspiramus, gementes et flentes
    in hac lacrimarum valle.

    Eia ergo, advocata nostra,
    illos tuos misericordes oculos
    ad nos converte.
    Et Iesum, benedictum fructum ventris tui,
    nobis post hoc exsilium ostende.
    Ô clemens, o pia, o dulcis Virgo Maria.

  • Introduction

    V/ Dieu, viens à mon aide,
    R/ Seigneur, à notre secours.

    Gloire au Père, et au Fils et au Saint-Esprit,
    au Dieu qui est, qui était et qui vient,
    pour les siècles des siècles.
    Amen. (Alléluia.)

    Hymne : Un jour viendra où Dieu se montrera

    D. Hameline — Fleurus

    Un jour viendra où Dieu se montrera,
    Un jour verra la fin de nos combats,
    Printemps de gloire aux plaines de la mort,
    Sa vie joyeuse éveillera les corps,
    Et Dieu vivant sera pour toujours
    Le cœur d’un monde ouvert à l’amour.

    Demain peut-être à l’heure du sommeil,
    Voleur de nuit, le Maître du soleil
    Viendra lever les doutes et les peurs,
    Ami offrant le pain de ses douleurs,
    Le Pain de vie qui ne finit pas,
    Pétri par Dieu au jour de la Croix.

    Ce soir peut-être aux pas d’un inconnu,
    Nos yeux liront les routes de Jésus.
    Visage d’homme aux traits marqués de coups,
    Cortège d’hommes aux poings levés vers nous :
    Te voir, Seigneur, en tout homme né
    Sous ton soleil pour ta liberté.

    Un jour viendra où Dieu nous attendra,
    Son Fils déjà nous dit quel est son choix
    Ouverte en grand, la porte du festin
    Verra passer les foules du chemin.
    Cortège immense aux fleuves du temps,
    Marchons ensemble où Dieu nous attend.

    Antienne

    Le Seigneur viendra sur les nuées du ciel avec puissance et gloire !

    Psaume : 109

    1Oracle du Seigneur à mon seigneur :
    " Siège à ma droite, *
    et je ferai de tes ennemis
    le marchepied de ton trône. "

    2De Sion, le Seigneur te présente
    le sceptre de ta force : *
    " Domine jusqu'au coeur de l'ennemi. "

    3Le jour où paraît ta puissance,
    tu es prince, éblouissant de sainteté : *
    " Comme la rosée qui naît de l'aurore,
    je t'ai engendré. "

    4Le Seigneur l'a juré
    dans un serment irrévocable : *
    " Tu es prêtre à jamais
    selon l'ordre du roi Melkisédek. "

    5A ta droite se tient le Seigneur : *
    il brise les rois au jour de sa colère.

    7Au torrent il s'abreuve en chemin, *
    c'est pourquoi il redresse la tête.

    Antienne

    On verra le Seigneur, il ne ment pas ! S'il semble tarder, attends-le : à son heure il viendra !

    Psaume : 113b

    1Non pas à nous, Seigneur, non pas à nous, *
    mais à ton nom, donne la gloire,
    pour ton amour et ta vérité.

    2Pourquoi les païens diraient-ils :
    " Où donc est leur Dieu ? "

    3Notre Dieu, il est au ciel ;
    tout ce qu'il veut, il le fait.
    4Leurs idoles : or et argent,
    ouvrages de mains humaines.

    5Elles ont une bouche et ne parlent pas,
    des yeux et ne voient pas,
    6des oreilles et n'entendent pas,
    des narines et ne sentent pas.

    7Leurs mains ne peuvent toucher, +
    leurs pieds ne peuvent marcher, *
    pas un son ne sort de leur gosier !

    8Qu'ils deviennent comme elles,
    tous ceux qui les font, *
    ceux qui mettent leur foi en elles.

    9Israël, mets ta foi dans le Seigneur :
    le secours, le bouclier, c'est lui !
    10Famille d'Aaron, mets ta foi dans le Seigneur :
    le secours, le bouclier, c'est lui !
    11Vous qui le craignez, ayez foi dans le Seigneur :
    le secours, le bouclier, c'est lui !

    12Le Seigneur se souvient de nous : il bénira ! *
    Il bénira la famille d'Israël,
    il bénira la famille d'Aaron ; *
    13il bénira tous ceux qui craignent le Seigneur,
    du plus grand au plus petit.

    14Que le Seigneur multiplie ses bienfaits
    pour vous et vos enfants !
    15Soyez bénis par le Seigneur
    qui a fait le ciel et la terre !
    16Le ciel, c'est le ciel du Seigneur ;
    aux hommes, il a donné la terre.

    17Les morts ne louent pas le Seigneur,
    ni ceux qui descendent au silence.
    18Nous, les vivants, bénissons le Seigneur,
    maintenant et pour les siècles des siècles !

    Antienne

    Le Seigneur est notre juge, le Seigneur est notre roi. C'est lui qui vient nous sauver.

    Psaume : CANTIQUE (Ap 19)

    1Alléluia !

    Le salut, la puissance,
    la gloire à notre Dieu,
    Alléluia !
    2Ils sont justes, ils sont vrais,
    ses jugements.
    Alléluia !

    5Célébrez notre Dieu,
    serviteurs du Seigneur,
    Alléluia !
    vous tous qui le craignez,
    les petits et les grands.
    Alléluia !

    6Il règne, le Seigneur,
    notre Dieu tout-puissant,
    Alléluia !
    7Exultons, crions de joie,
    et rendons-lui la gloire !
    Alléluia !

    Car elles sont venues,
    les Noces de l'Agneau,
    Alléluia !
    Et pour lui son épouse
    a revêtu sa parure.
    Alléluia !

    Parole de Dieu : Ph 4, 4-5

    Soyez toujours dans la joie du Seigneur ; laissez-moi vous le redire : soyez dans la joie. Que votre sérénité soit connue de tous les hommes. Le Seigneur est proche.

    Répons

    R/ Réjouissons-nous dans le Seigneur !
    Réjouissons-nous, car il est proche !
    V/ Tu as aimé, Seigneur, cette terre,
    tu as fait revenir ses déportés. R/
    V/ Justice marchera devant toi,
    et tes pas traceront le chemin. R/

    Antienne

    Heureuse Vierge Marie, toi qui as cru ! En toi s'est accomplie la Parole de Dieu, alléluia.

    Cantique de Marie (Lc 1)

    47Mon âme exalte le Seigneur,
    exulte mon esprit en Dieu, mon Sauveur !

    48Il s'est penché sur son humble servante ;
    désormais, tous les âges me diront bienheureuse.

    49Le Puissant fit pour moi des merveilles ;
    Saint est son nom !

    50Son amour s'étend d'âge en âge
    sur ceux qui le craignent;

    51Déployant la force de son bras,
    il disperse les superbes.

    52Il renverse les puissants de leurs trônes,
    il élève les humbles.

    53Il comble de biens les affamés,
    renvoie les riches les mains vides.

    54Il relève Israël, son serviteur,
    il se souvient de son amour,

    55de la promesse faite à nos pères,
    en faveur d'Abraham et de sa race, à jamais.

    Intercession

    Fils du Très-Haut, annoncé par l'ange à la Vierge Marie,
    — règne à jamais sur ton peuple.

    R/ Viens et demeure avec nous !

    Pour toi, Saint de Dieu, Jean le Précurseur a tressailli d'allégresse dès avant sa naissance,
    — révèle à tous les hommes la joie du salut.

    Jésus, dont le nom sauveur a été révélé à Joseph,
    — libère ton peuple de ses péchés.

    Lumière du monde, qu'attendaient Syméon et tous les justes,
    — soutiens l'espérance de ton Église.

    Soleil levant, dont Zacharie a entrevu le jour,
    — illumine ceux qui habitent les ténèbres et l'ombre de la mort.

    Notre Père

    Oraison

    Seigneur tout-puissant et miséricordieux, ne laisse pas le souci de nos tâches présentes entraver notre marche à la rencontre de ton Fils ; mais éveille en nous cette intelligence du cœur qui nous prépare à l'accueillir et nous fait entrer dans sa propre vie. Lui qui règne.


  • Sainte Eulalie

    Vierge et martyre à Mérida (✝ 304)

     

    Citée par saint Augustin, nous n'avons d'elle qu'un hymne de l'écrivain Prudence qui chante son supplice en des termes légendaires. Elle eut pour compagne de martyre, sainte Julie de Merida. Elle avait treize ans quand elle fut condamnée à mourir brûlée sur un bûcher, ce qui en fait une des martyres les plus vénérées de la tradition espagnole.

    mosaïque de la procession des vierges de Ravenne
    A Ravenne, dès le milieu du VIe siècle, dans une procession céleste des mosaïques de l'église Saint-Apollinaire-le-Neuf, apparaît une Eulalie parmi les vierges.

    Un internaute nous informe:
    l'hymne latin de Prudence n'est pas le seul texte que l'on ait sur Sainte-Eulalie. Saint Augustin, Fortunat (évêque de Poitiers), Grégoire de Tours la citent... et surtout l'auteur de la fameuse "Cantilène" ou "Séquence de Sainte Eulalie", 29 vers écrits en langue romane vers 881 et qui constitue le premier texte de la poésie française... Ce qui fait de ce texte, hors son caractère hagiographique, un texte de très haute importance historique, linguistique, littéraire et musicologique.
    Pour ce qui est de l'Eulalie de Barcelone, rien ne nous incite à la différencier de la première (notez que ces deux martyres datent de la même année!) De même: dans la "Séquence", il est dit qu'Eulalie est présentée à Maximilien, ce qui situerait la scène en Italie...
    Autant de variantes et de légendes différentes sur le même personnage!
    "La Cantilène de sainte Eulalie raconte comment, au cours de la persécution des Chrétiens ordonnée dans tout l’empire romain par Dioclétien, une jeune fille de treize ans appartenant à une riche famille de Mérida refusa de renier sa foi. C’était aller au-devant du martyre qu’Eulalie subit avec un courage exemplaire.  Au moment où Eulalie expira, on vit une colombe blanche sortir de la bouche de celle-ci et s’élever vers le ciel. C’est par cette image, suivie d’une prière, que s’achève le texte de la Cantilène." (cantilène de sainte Eulalie et sa transcription - Bibliothèque de Valenciennes)
    Un internaute nous indique que "le manuscrit de la cantilène est précieusement conservé dans la bibliothèque de Valenciennes"
    À Merida en Espagne, vers 304, sainte Eulalie, vierge et martyre, qui, dans son adolescence, dit-on, n’hésita pas à offrir sa vie pour le Christ.

    Martyrologe romain

     


  • Première lecture

    « Préparez le chemin du Seigneur » (Is 40, 1-5.9-11)

    Lecture du livre du prophète Isaïe

    Consolez, consolez mon peuple,
    – dit votre Dieu –
    parlez au cœur de Jérusalem.
    Proclamez que son service est accompli,
    que son crime est expié,
    qu’elle a reçu de la main du Seigneur
    le double pour toutes ses fautes.

    Une voix proclame :
    « Dans le désert, préparez le chemin du Seigneur ;
    tracez droit, dans les terres arides,
    une route pour notre Dieu.
    Que tout ravin soit comblé,
    toute montagne et toute colline abaissées !
    que les escarpements se changent en plaine,
    et les sommets, en large vallée !
    Alors se révélera la gloire du Seigneur,
    et tout être de chair verra
    que la bouche du Seigneur a parlé. »

    Monte sur une haute montagne,
    toi qui portes la bonne nouvelle à Sion.
    Élève la voix avec force,
    toi qui portes la bonne nouvelle à Jérusalem.
    Élève la voix, ne crains pas.
    Dis aux villes de Juda :
    « Voici votre Dieu ! »
    Voici le Seigneur Dieu !
    Il vient avec puissance ;
    son bras lui soumet tout.
    Voici le fruit de son travail avec lui,
    et devant lui, son ouvrage.
    Comme un berger, il fait paître son troupeau :
    son bras rassemble les agneaux,
    il les porte sur son cœur,
    il mène les brebis qui allaitent.

    – Parole du Seigneur.

    Psaume

    (84 (85), 9ab.10, 11-12, 13-14)

    R/ Fais-nous voir, Seigneur, ton amour,
    et donne-nous ton salut.
    84, 8

    J’écoute : que dira le Seigneur Dieu ?
    Ce qu’il dit, c’est la paix pour son peuple et ses fidèles.
    Son salut est proche de ceux qui le craignent,
    et la gloire habitera notre terre.

    Amour et vérité se rencontrent,
    justice et paix s’embrassent ;
    la vérité germera de la terre
    et du ciel se penchera la justice.

    Le Seigneur donnera ses bienfaits,
    et notre terre donnera son fruit.
    La justice marchera devant lui,
    et ses pas traceront le chemin.

    Deuxième lecture

    « Ce que nous attendons, c’est un ciel nouveau et une terre nouvelle » (2 P 3, 8-14)

    Lecture de la deuxième lettre de saint Pierre apôtre

    Bien-aimés,
    il est une chose qui ne doit pas vous échapper :
    pour le Seigneur,
    un seul jour est comme mille ans,
    et mille ans sont comme un seul jour.
    Le Seigneur ne tarde pas à tenir sa promesse,
    alors que certains prétendent qu’il a du retard.
    Au contraire, il prend patience envers vous,
    car il ne veut pas en laisser quelques-uns se perdre,
    mais il veut que tous parviennent à la conversion.
    Cependant le jour du Seigneur viendra, comme un voleur.
    Alors les cieux disparaîtront avec fracas,
    les éléments embrasés seront dissous,
    la terre, avec tout ce qu’on a fait ici-bas, ne pourra y échapper.
    Ainsi, puisque tout cela est en voie de dissolution,
    vous voyez quels hommes vous devez être,
    en vivant dans la sainteté et la piété,
    vous qui attendez,
    vous qui hâtez l’avènement du jour de Dieu,
    ce jour où les cieux enflammés seront dissous,
    où les éléments embrasés seront en fusion.
    Car ce que nous attendons, selon la promesse du Seigneur,
    c’est un ciel nouveau et une terre nouvelle
    où résidera la justice.
    C’est pourquoi, bien-aimés, en attendant cela,
    faites tout pour qu’on vous trouve sans tache ni défaut,
    dans la paix.

    – Parole du Seigneur.

    Évangile

    « Rendez droits les sentiers du Seigneur » (Mc 1, 1-8)

    Alléluia. Alléluia. Préparez le chemin du Seigneur, rendez droits ses sentiers : tout être vivant verra le salut de Dieu. Alléluia. (cf. Lc 3, 4.6)

    Évangile de Jésus Christ selon saint Marc

    Commencement de l’Évangile de Jésus,
    Christ, Fils de Dieu.
    Il est écrit dans Isaïe, le prophète :
    Voici que j’envoie mon messager en avant de toi,
    pour ouvrir ton chemin.
    Voix de celui qui crie dans le désert :
    Préparez le chemin du Seigneur,
    rendez droits ses sentiers.

    Alors Jean, celui qui baptisait,
    parut dans le désert.
    Il proclamait un baptême de conversion
    pour le pardon des péchés.

    Toute la Judée, tous les habitants de Jérusalem
    se rendaient auprès de lui,
    et ils étaient baptisés par lui dans le Jourdain,
    en reconnaissant publiquement leurs péchés.
    Jean était vêtu de poil de chameau,
    avec une ceinture de cuir autour des reins ;
    il se nourrissait de sauterelles et de miel sauvage.
    Il proclamait :
    « Voici venir derrière moi
    celui qui est plus fort que moi ;
    je ne suis pas digne de m’abaisser
    pour défaire la courroie de ses sandales.
    Moi, je vous ai baptisés avec de l’eau ;
    lui vous baptisera dans l’Esprit Saint. »

    – Acclamons la Parole de Dieu.






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19.03.2013