• porte de la Miséricorde : rituel et lectionnaire

    La procession, précédée par la Croix et les céroféraires, se dirige vers la Porte de la Miséricorde en chantant le Iubilate Deo ou bien le Te Deum laudamus.

     

    Arrivé à la Porte, on proclame un texte biblique tiré du lectionnaire. Puis l’évêque dit la prière du Jubilé :

     

    Seigneur Jésus-Christ,

     

    toi qui nous as appris à être miséricordieux comme le Père céleste, et nous as dit que te voir, c’est Le voir. Montre-nous ton visage, et nous serons sauvés.

     

    Ton regard rempli d’amour a libéré Zachée et Matthieu de l’esclavage de l’argent, la femme adultère et Madeleine de la quête du bonheur à travers les seules créatures ; tu as fait pleurer Pierre après son reniement, et promis le paradis au larron repenti. Fais que chacun de nous écoute cette parole dite à la Samaritaine comme s’adressant à nous : Si tu savais le don de Dieu !

     

    Tu es le visage visible du Père invisible, du Dieu qui manifesta sa toute-puissance par le pardon et la miséricorde : fais que l’Église soit, dans le monde, ton visage visible, toi son Seigneur ressuscité dans la gloire.

     

    Tu as voulu que tes serviteurs soient eux aussi habillés de faiblesse pour ressentir une vraie compassion à l’égard de ceux qui sont dans l’ignorance et l’erreur : fais que quiconque s’adresse à l’un d’eux se sente attendu, aimé, et pardonné par Dieu.

     

    Envoie ton Esprit et consacre-nous tous de son onction pour que le Jubilé de la Miséricorde soit une année de grâce du Seigneur, et qu’avec un enthousiasme renouvelé, ton Église annonce aux pauvres la bonne nouvelle, aux prisonniers et aux opprimés la liberté, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue.

     

    Nous te le demandons par Marie, Mère de la Miséricorde, à toi qui vis et règnes avec le Père et le Saint Esprit, pour les siècles des siècles.

     

    Amen

     

    Après un temps de silence, l’évêque dit :

     

    V    C'est ici la porte du Seigneur :
    R    qu'ils entrent, les justes ! (Ps 117,20)
           (silence)

     

    V    Pour moi, grâce à ton amour, j'accède à ta maison ;
    R    vers ton temple saint, je me prosterne. (Ps 5, 8)
           (silence)

    V    Ouvrez-moi les portes de justice :
    R     J'entrerai, je rendrai grâce au Seigneur. (Ps 117,19)
           (silence)

     

    L’évêque demeure au seuil en silence quelques instants puis, toujours en silence, franchit la porte en traçant sur lui le signe de la Croix, manifestation de la Miséricorde de Dieu pour l’homme.

     

    On chante alors le Gloria in excelsis.

     

    Puis chacun est invité à franchir la porte en respectant la même séquence : temps de silence, signe de la croix, chant d’action de grâce.
     

     

    Inspiré du Rituel du Vatican pour l’ouverture de la Porte sainte du Jubilé de l’An 2000

     

    2. Lectionnaire - Porte de l’Année sainte

     

    Lecture du Livre d’Isaïe (60,1-5.15-.18-22)

     

    Debout, Jérusalem, resplendis ! Elle est venue, ta lumière, et la gloire du Seigneur s’est levée sur toi. Voici que les ténèbres couvrent la terre, et la nuée obscure couvre les peuples. Mais sur toi se lève le Seigneur, sur toi sa gloire apparaît. Les nations marcheront vers ta lumière, et les rois, vers la clarté de ton aurore. Lève les yeux alentour, et regarde : tous, ils se rassemblent, ils viennent vers toi ; tes fils reviennent de loin, et tes filles sont portées sur la hanche. Alors tu verras, tu seras radieuse, ton cœur frémira et se dilatera. Les trésors d’au-delà des mers afflueront vers toi, vers toi viendront les richesses des nations.

     

    Alors que tu étais délaissée, haïe, sans personne qui passe, je ferai de toi la fierté des siècles, une joie de génération en génération. On n’entendra plus parler de violence dans ton pays, de ravages ni de ruines dans tes frontières. Tu appelleras tes remparts « Salut », et tes portes « Louange ». Le jour, tu n’auras plus le soleil comme lumière, et la clarté de la lune ne t’illuminera plus : le Seigneur sera pour toi lumière éternelle, ton Dieu sera ta splendeur. Ton soleil ne se couchera plus, et la lune pour toi ne disparaîtra plus ; car le Seigneur sera pour toi lumière éternelle, et les jours de ton deuil seront accomplis. Ton peuple ne comptera que des justes ; ils posséderont le pays pour toujours, eux, ce rejeton que j’ai planté, ouvrage de mes mains qui manifeste ma splendeur. Le plus petit deviendra un millier, le plus chétif, une nation puissante. Moi, le Seigneur, je hâterai cela au temps voulu.

     

    ou bien

     

    Lecture du Livre d’Isaïe (61,1-2.10-11)

     

    L’esprit du Seigneur Dieu est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé annoncer la bonne nouvelle aux humbles, guérir ceux qui ont le cœur brisé, proclamer aux captifs leur délivrance, aux prisonniers leur libération, proclamer une année de bienfaits accordée par le Seigneur, et consoler tous ceux qui sont en deuil.

     

    Je tressaille de joie dans le Seigneur, mon âme exulte en mon Dieu. Car il m’a vêtu des vêtements du salut, il m’a couvert du manteau de la justice, comme le jeune marié orné du diadème, la jeune mariée que parent ses joyaux. Comme la terre fait éclore son germe, et le jardin, germer ses semences, le Seigneur Dieu fera germer la justice et la louange devant toutes les nations.

     

    Psaume 121 (122)

     

    Quelle joie quand on m'a dit :
    « Nous irons à la maison du Seigneur ! »

     

    Maintenant notre marche prend fin
    devant tes portes, Jérusalem !
    Jérusalem, te voici dans tes murs :
    ville où tout ensemble ne fait qu'un !

     

    Appelez le bonheur sur Jérusalem :
    « Paix à ceux qui t'aiment !
    Que la paix règne dans tes murs,
    le bonheur dans tes palais ! »

     

    A cause de mes frères et de mes proches,
    je dirai : « Paix sur toi ! »
    A cause de la maison du Seigneur notre Dieu,
    je désire ton bien.

     

    ou bien

     

    Psaume 117

     

    Dans mon angoisse j'ai crié vers le Seigneur,
    et lui m'a exaucé, mis au large.
    Le Seigneur est pour moi, je ne crains pas ;
    que pourrait un homme contre moi ?

     

    On m'a poussé, bousculé pour m'abattre ;
    mais le Seigneur m'a défendu.
    Ma force et mon chant, c'est le Seigneur ;
    il est pour moi le salut.

     

    Ouvrez-moi les portes de justice :
    j'entrerai, je rendrai grâce au Seigneur.
    « C'est ici la porte du Seigneur :
    qu'ils entrent, les justes ! »

     

    Je te rends grâce car tu m'as exaucé :
    tu es pour moi le salut.

     

    Tu es mon Dieu, je te rends grâce, *
    mon Dieu, je t'exalte !
    Rendez grâce au Seigneur : Il est bon !
    Éternel est son amour !

     

    Évangile de Jésus-Christ selon Saint Luc (4, 14-21)

     

    Lorsque Jésus, dans la puissance de l’Esprit, revint en Galilée, sa renommée se répandit dans toute la région. Il enseignait dans les synagogues, et tout le monde faisait son éloge. Il vint à Nazareth, où il avait été élevé. Selon son habitude, il entra dans la synagogue le jour du sabbat, et il se leva pour faire la lecture. On lui remit le livre du prophète Isaïe. Il ouvrit le livre et trouva le passage où il est écrit :
    L’Esprit du Seigneur est sur moi parce que le Seigneur m’a consacré par l’onction. Il m’a envoyé porter la Bonne Nouvelle aux pauvres, annoncer aux captifs leur libération, et aux aveugles qu’ils retrouveront la vue, remettre en liberté les opprimés, annoncer une année favorable accordée par le Seigneur.

     

    Jésus referma le livre, le rendit au servant et s’assit. Tous, dans la synagogue, avaient les yeux fixés sur lui. Alors il se mit à leur dire : « Aujourd’hui s’accomplit ce passage de l’Écriture que vous venez d’entendre. »

     

    « Ce qu'il faut savoir sur la Porte de la MiséricordeLes indulgences »

19.03.2013