• Œuvre de miséricorde : visiter les prisonniers.

    Jeudi 18 février
    Carême  :  Aujourd'hui découvrons le P. Lataste, le prêtre des prisonniers.

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    Une figure spirituelle

    Envoyé prêcher à des détenues condamnées aux travaux forcés et emprisonnées à Cadillac, près de Bordeaux, le père Jean-Joseph Lataste, dominicain, fut profondément marqué par cette rencontre. Il faut dire que le coeur de ce jeune prêtre (il avait tout juste 30 ans) ne pouvait que s’émouvoir devant la détresse d’un tel lieu. Entassées à plus de 400, condamnées à des travaux exténuants dans une promiscuité intenable, vouées à la honte et à l’exclusion sociale, ces femmes étaient le reflet de toute la misère du monde. Entre 1864 et 1865, le P. Lataste prêche en prison deux retraites qui enflamment leur âme. Que leur dit-il ? Que Dieu aime chacune d’entre elles, tout particulièrement, et sans doute plus que d’autres qui mènent une vie normale et vertueuse, que Marie-Madeleine, la pécheresse de l’Évangile, «occupait peut-être auprès du Sauveur une place au-dessus de toutes les autres femmes». Bref, par sa douceur et sa grande compassion, il les convertit… Les messes et les adorations se succèdent et ne désemplissent pas. Le P. Lataste, excellent confesseur et délicat conducteur d’âme, sait montrer la réalité de l’amour infini de Dieu. C’est pendant cette période qu’il a, au cours d’une adoration eucharistique, l’intuition de ce qui deviendra la communauté des Dominicaines de Béthanie, ordre qu’il fonde en 1867. Pour l’époque, cette congrégation, qui existe toujours, est d’une folle originalité : faire vivre en vie fraternelle d’anciennes prisonnières au passé douteux. Dans sa correspondance, qui vient d’être éditée, on retrouve à chaque page le mot «prier». Socle de son action, moteur de sa vie spirituelle, la prière d’abandon confiant ne le quittait pas. Le P. Lataste meurt en 1869. Il a été béatifié le 3 juin 2012. Sophie de Villeneuve

     

    Jésus est toute miséricorde Auteur : Pape François, Compositeur : Michel Wackenheim, Editeur : Bayard

     

    Le mot de François

    "La miséricorde de Dieu n’est pas une idée abstraite, mais une réalité concrète à travers laquelle Il révèle son amour comme celui d’un père et d’une mère qui se laissent émouvoir au plus profond d’eux-mêmes par leur fils. Il est juste de parler d’un amour « viscéral ». Il vient du cœur comme un sentiment profond, naturel, fait de tendresse et de compassion, d’indulgence et de pardon."

     

    Une prière

    Comme il m’est aisé de vivre avec toi, Seigneur ! Comme il m’est aisé de croire en toi ! Quand mon intelligence s’écarte stupéfiée ou se décourage, quand les plus intelligents ne voient pas plus loin  que ce soir et ignorent ce qu’il faut faire demain, tu m’envoies la claire certitude que tu es et que tu prendras soin que toutes les voies du bien ne restent pas bouchées. Parvenu sur la crête de la gloire humaine, je me retourne avec étonnement sur le chemin parcouru que jamais je n’aurais découvert tout seul, un surprenant chemin qui m’a mené à travers le manque d’espoir vers ce lieu d’où j’ai pu renvoyer à l’humanité un reflet de tes rayons. Et tant qu’il sera nécessaire que je les reflète encore, tu me donneras de le faire. Quant à ce que je n’aurais pas le temps d’accomplir, tu l’auras imparti à d’autres.

    Alexandre Soljenitsyne (1918-2008)

     

     

    « Pénitence, réconciliationLes regards d’amour sont ceux qui nous espèrent »

19.03.2013