• Œuvre de miséricorde : vêtir les malheureux.

    Lundi 29 février

    Aujourd'hui découvrons petite sœur Magdeleine, fondatrice des petites sœurs de Jésus.

     

    Figure spirituelle

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    Petite Sœur Magdeleine de Jésus n’a pas toujours été l’infatigable fondatrice et supérieure générale des Petites Sœurs de Jésus, une des branches les plus florissantes de la famille spirituelle de Charles de Foucauld. Magdeleine Hutin, née en Lorraine au seuil du siècle dernier, a au contraire toujours été une enfant silencieuse et timide à l’excès. Sans doute parce que sa famille a été décimée par la Grande guerre. Pourtant, son père a su lui communiquer l’amour des plus petits, en venant au secours, au risque de sa vie, à un petit Tunisien malade. Lorsque, des années plus tard, elle lit la biographie de Charles de Foucauld, son choix est fait, sa voie tracée. C’est au Sahara qu’elle ira, vers ces peuples oubliés, pour y vivre la vie de dépouillement de Jésus lui-même. Pourtant, il faudra encore des années pour que cet idéal se réalise. Magdeleine est en effet beaucoup trop malade pour entreprendre une pareille vie. Son directeur spirituel s’y oppose avec fermeté. Sa maladie ? Une arthrite déformante qui ne se guérit que… «dans un pays où il ne tombe pas une goutte d’eau», lui confie un jour un médecin. Magdeleine entend ces mots comme un signe de Dieu ! Elle part pour le désert avec une amie et sa mère qui est à sa charge. Son conseiller spirituel lui a en effet conseillé de partir vite. Et il a ajouté : «Retenez bien ceci : c’est parce que humainement vous n’êtes plus capable de rien que je vous dis avec tant d’assurance qu’il vous faut partir; parce qu’au moins, si jamais vous faites quelque chose, ce sera bien le bon Dieu qui aura tout fait, car sans lui, vous ne pourriez rien faire...» Des années plus tard Magdeleine commentera ainsi cet avis clairvoyant : «Toute la fondation repose sur cette parole prophétique qui éclaire le mystère de cette longue et douloureuse attente... Il fallait (…) faire de l’instrument humain un instrument de faiblesse, afin qu’à travers lui Dieu puisse plus librement agir. Sophie de Villeneuve.

    Le mot de François

    "Laissez-vous toucher par sa miséricorde sans limite pour devenir vous aussi, à travers les œuvres, les paroles et la prière, des apôtres de la miséricorde dans notre monde blessé par l’égoïsme, la haine et tant de désespoir."

     

    Une prière

    Mon Père, je m’abandonne à toi, fais de moi ce qu’il te plaira. Quoi que tu fasses de moi, je te remercie. Je suis prêt à tout, j’accepte tout, pourvu que ta volonté se fasse en moi, en toutes tes créatures. Je ne désire rien d’autre, ô mon Dieu. Je remets mon âme entre tes mains. Je te la donne, mon Dieu, avec tout l’amour de mon cœur, parce que je t’aime, et que ce m’est un besoin d’amour de me donner, de me remettre entre tes mains, sans mesure, avec une infinie confiance, car tu es mon Père.

    Bienheureux Charles de Foucauld (1890-1916)

     


    Pte Sr Magdeleine, Un souffle d'amour fou..... par jesusauquotidien

     

     

    « Y a-t-il des fautes impardonnables ? Comment lâcher prise? »

19.03.2013