• Œuvre de miséricorde : reprendre celui qui se trompe.

    Jeudi 25 février

    Aujourd'hui, découvrons Ignace de Loyola, fondateur de la Compagnie de Jésus, les jésuites.

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    Figure spirituelle

     

    C’est lors du siège de la ville de Pampelune que le noble combattant, Ignace de Loyola, est brutalement arrêté par un boulet de canon et cloué au lit pour un temps indéfini. Empêché de lire pendant sa convalescence les récits de chevalerie dont il raffole, il se rabat sur ce qu’il a sous la main : La Légende dorée de Jacques de Voragine, et une Vie de Jésus ! Obligé de «rentrer en lui-même », Ignace découvre un monde intérieur qu’il ignorait et qui le fascine. Désormais converti, il va passer la plus grande partie de sa vie à scruter ses impressions, ses pensées, ses désirs et à guider les autres sur le chemin d’un vie intérieure conforme à la volonté de Dieu. Mais son désir intime de grandeur et d’aventure ne l’a pas quitté pour autant. Il souhaite aller à Jérusalem pour mettre ses pas dans les pas de Jésus et, si Dieu le veut, mourir martyr aux mains des infidèles. Il est à nouveau arrêté dans ses élans à Manresa où il continue son pèlerinage intérieur. Sa connaissance de la vie spirituelle s’approfondit. C’est là qu’il tracera les grandes lignes de son maître livre : les Exercices spirituels. Puis vient le temps du compagnonnage avec ses premiers amis, le vœu de Montmartre et, enfin, les préparatifs au départ vers Jérusalem. Mais c’est à nouveau le Christ lui-même qui l’arrête, lui montre la destination et le conduit là où il ne voudrait pas aller. C’est à Rome qu’Ignace va pouvoir suivre Jésus, dans cette ville qui est comme le coeur vivant de la chrétienté. C’est là qu’il va pouvoir, lui et ses compagnons, se mettre au service du Christ et de l’Église. Le chemin vers Jésus d’Ignace aura été inattendu, peut-être surtout pour lui, mais c’est en le suivant qu’il devient un autre Christ. Jean-Pierre Rosa

    Le mot de François

     

    "La valeur de la miséricorde dépasse les frontières de l’Église. Elle est le lien avec le judaïsme et l’islam qui la considèrent comme un des attributs les plus significatifs de Dieu."

     

    Une prière

    Toi qui nous as aimés le premier, ô Dieu, nous parlons de toi comme si tu ne nous avais aimés le premier qu’une seule fois, dans le passé. En réalité, c’est tout au long des jours et tout au long de la vie que tu nous aimes le premier. Quand nous nous éveillons le matin et que nous tournons notre âme vers toi, tu nous devances, tu nous as aimés le premier. Si je me lève avant l’aube et tourne, vers toi, à la même seconde, mon âme et ma prière, tu me devances, tu m’as aimé le premier. Quand je m’écarte des distractions et recueille mon âme pour penser à toi, tu es encore le premier. Pardonne-nous, ô Dieu, notre ingratitude : ce n’est pas une fois que tu nous as aimés le premier, c’est à chaque instant de notre vie.

    Søren Kierkegaard (1813-1855)

     

     

    « Œuvre de miséricorde : prier pour les autres.Y a-t-il des fautes impardonnables ? »

19.03.2013