• Œuvre de miséricorde : pardonner le pécheur.

    Lundi 22 février

    Aujourd'hui, découvrons Padre Pio le capucin-confesseur.

    Afficher l'image d'origine

    Une figure spirituelle

    C’est peu dire que le corps de ce moine capucin né en 1887, non loin de Naples, fut mis durement à l’épreuve. C’est en 1918 qu’il a une apparition du Christ souffrant. Celui-ci, racontera-t-il bien plus tard, lui adresse ces mots : « “Je t’associe à ma Passion”. Puis la vision a disparu, je suis revenu à moi, j’ai retrouvé ma raison, et j’ai vu ces signes d’où s’écoulait du sang. Avant je n’avais rien ». Dès ce jour, et jusqu’à la fin de sa vie en 1968, le Padre Pio souffrira des plaies de la crucifixion imprimées dans son corps, aux mains, aux pieds, et au côté. Ces blessures, longuement étudiées par plusieurs médecins, ne suppuraient pas, ne se refermaient pas et ne cicatrisaient pas, restant de façon inexplicable « ouvertes et sanguinolentes ». En jaillissait un sang frais et parfumé. Padre Pio, premier prêtre stigmatisé de l’histoire de l’Église, fut longtemps un sujet de controverse. Très vite les autorités ecclésiastiques s’alarment de l’affluence des foules au monastère de San Giovanni Rotondo. Accablé de nombreuses sanctions, privé du ministère sacerdotal, répugnant à faire état des nombreux phénomènes mystiques dont sa vie fut jalonnée (bilocation, phénomènes lumineux, transverbération...), il passe deux années seul, en prière. En 1933, il peut de nouveau célébrer la messe en public, et à partir de 1934 il recommence les confessions. L’afflux des foules reprend. Dès la fin de la deuxième guerre mondiale jusqu’à sa mort en 1968, Padre Pio ne cessa de célébrer et de confesser. Dans le dernier mois de sa vie, ses blessures cessèrent de saigner et, après la mort constatée, elles disparurent totalement. Padre Pio, « incarnation mystique de Jésus », a été canonisé en 2002. Sophie de Villeneuve.

    Le mot de François

    La miséricorde n’est pas contraire à la justice, mais illustre le comportement de Dieu envers le pécheur, lui offrant une nouvelle possibilité de se repentir, de se convertir et de croire.

    Une prière

    Reste avec moi, Seigneur ! Car il est nécessaire de t’avoir présent pour ne pas t’oublier. Reste avec moi Seigneur ! Parce que je suis faible et j’ai besoin de ta Force pour ne pas tomber si souvent. Reste avec moi, Seigneur ! Car tu es toute ma vie, et sans toi je suis sans ferveur. Reste avec moi, Seigneur ! Parce que tu es ma lumière, et sans toi je suis dans les ténèbres. Reste avec moi, Seigneur ! Pour que j’entende ta voix et que je te suive. Reste avec moi, Seigneur ! Parce que je désire t’aimer et être toujours en ta compagnie. Reste avec moi, Seigneur ! Parce que, si pauvre que soit mon âme, elle désire être pour toi un lieu de consolation, un nid d’amour. Reste avec moi, Jésus ! Parce qu’il se fait tard et que le jour décline. La vie passe, la mort, le jugement, l’éternité approchent. Je crains les ténèbres, les tentations, les sécheresses, les croix, les peines. Oh ! combien j’ai besoin de toi dans cette nuit de l’exil ! Que la Communion eucharistique soit la lumière qui dissipe les ténèbres, la force qui me soutienne, et l’unique joie de mon cœur. Reste avec moi, Jésus ! Je ne demande pas des consolations divines, parce que je ne les mérite pas, mais le don de ta présence. Oh oui, je te le demande. Reste avec moi, Jésus ! C’est toi seul que je cherche, ton Amour, ta Grâce, ton Cœur, ton Esprit, parce que je t’aime, et ne demande pas d’autre récompense que de t’aimer davantage.

    Saint Padre Pio (1887-1968)

    « Œuvres de miséricorde corporelle « J’avais soif et tu m’as donné à boire. » (Mt 25,35) Qu’est-ce qui fait basculer notre vie ? »

19.03.2013