• Œuvre de miséricorde: enseigner aux ignorants

    Mardi 8 mars

    Découvrons sainte Angèle Merici, qui s'est investie dans l'éducation des jeunes filles.

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    Sainte Angèle Merici (1474-1540) est une figure tout à fait originale et précieuse dans ce siècle du passage aux temps modernes. Née en Italie du nord dans une famille paysanne chrétienne aisée, elle connaît une enfance heureuse. En pleine adolescence, elle est brutalement frappée par la mort de ses parents et de l’une de ses soeurs. Elle quitte la ferme familiale pour rejoindre son oncle et sa tante qui appartiennent à la bourgeoisie citadine. 

    Changement de vie : Angèle a tout pour plaire à d’éventuels amoureux. Mais elle se retire volontairement dans sa ferme natale. Et c’est là qu’elle reçoit le projet d’une famille religieuse rassemblant des femmes. Soucieuse de donner corps à cette vocation, désireuse de participer plus fréquemment à l’eucharistie, elle entre dans le tiers ordre franciscain et se met concrètement au service de tous. Elle est ainsi envoyée réconforter une personne qui a perdu son mari et ses fils à la guerre et entre dans une grave dépression. Elle reste deux ans auprès d’elle puis s’installe à Brescia où sa renommée de sagesse et de sainteté grandit. On vient la voir de loin pour écouter ses conseils. Elle réconforte, apaise, réconcilie. Des clercs viennent même la consulter. En 1525, au cours de l’année sainte, elle rencontre à Rome le pape Clément VII qui lui demande de rester à Rome. Elle refuse tout net. Le pape s’incline. De retour à Brescia, elle continue son apostolat. Mais le temps passe et le désir de réaliser sa vocation la presse de passer à l’action.

    Le 25 novembre 1535, 28 jeunes filles décident de se donner à Dieu. Pas de voeu public. Pas de règle. Le simple don de soi dans l’accompagnement de chacun. C’est le concile de Trente qui transforme cette Compagnie en ordre religieux cloîtré et lui précise sa mission d’éducation. Mais la spiritualité d’accueil et la pédagogie d’accompagnement d’Angèle bousculeront les ordres et les statuts et donneront naissance à une postérité foisonnante. Aujourd’hui des ordres religieux, des monastères autonomes, des Unions, des Fédérations, des Instituts séculiers répandus dans tous les pays se réclament d’elle. Des laïcs font le choix de suivre son charisme et demandent aux Ursulines de les aider à vivre l’Évangile à la manière d’Angèle.
    Jean-Pierre Rosa

    Le mot de François

    "Demandons-nous aujourd’hui : combien est-ce que j’aime l’Église ? Est-ce que je prie pour elle ? Est-ce que je me sens membre de la famille de l’Église ? Qu’est-ce que je fais pour qu’elle soit une communauté dans laquelle chacun se sente accueilli et compris, fasse l’expérience de la miséricorde et de l’amour de Dieu qui renouvellent la vie ? La foi est un don et un acte qui nous concernent personnellement, mais Dieu nous appelle à vivre notre foi ensemble, comme famille, comme Église." 

    (Audience générale, place Saint-Pierre, mercredi 29 mai 2013)

    Prière 

    Mon Dieu, j’ai décidé de vivre sans aucun souci

    Mon Dieu, je suis tellement persuadé
    que tu veilles sur ceux qui espèrent en toi
    et qu’on ne manque de rien
    quand on attend de toi toutes choses,
    que j’ai décidé de vivre à l’avenir
    sans aucun souci
    et de me décharger sur toi
    de toutes mes inquiétudes.

    Les gens peuvent m’enlever
    mes biens et ma réputation ;
    les maladies peuvent m’ôter mes forces
    et les moyens de te servir ;
    je puis même perdre la grâce par le péché,
    mais jamais je ne perdrai mon espérance ;
    je la conserverai jusqu’au dernier
    moment de ma vie.

    Les autres peuvent s’appuyer
    sur l’innocence de leur vie
    ou la rigueur de leurs pénitences,
    pour moi, Seigneur,
    tu es toute ma confiance,

    tu es ma confiance même.
    Je sais que je suis fragile et changeant ;
    je sais ce que peuvent les tentations
    contre les meilleures résolutions.
    Mais cela ne peut me faire peur
    tant que j’espérerai ;
    je me tiens à l’abri de tous les malheurs,
    car mon espérance,
    elle est en toi, Seigneur.

    Saint Claude de la Colombière (1641-1682), extrait du recueil de prières Abba ! (Bayard)

    « Oeuvre de miséricorde: la patience dans les épreuves Faut-il un prêtre pour obtenir le pardon de Dieu ? »

19.03.2013